Grèves : après le SIAMU, les agents pénitentiaires

Grèves : après le SIAMU, les agents pénitentiaires

La semaine dernière, le SIAMU et les gardiens de prisons se mettaient en grève, les premiers dénonçant une "pression insoutenable" et les seconds souhaitant faire pression sur les négociations avec le ministre fédéral de la Justice, Koen Geens. A partir de jeudi 8 février au soir, un nouveau mouvement de grève sera lancé par le syndicat des gardiens de prisons.

Alors que la création d’une Commission spéciale vient d’être votée pour faire la lumière sur les dysfonctionnements du SIAMU, ses agents ont lancé un préavis de grève pour lundi 5 février. Ils dénoncent une charge de travail augmentée avec notamment la mise en place d’une formation de cinq jours sans concertation des syndicats. Quant aux gardiens de prisons, ils se sont mis en arrêt de travail une première fois mercredi 31 janvier, et feront grève une seconde fois à partir de jeudi 8 janvier au soir, pour faire valoir leur mécontentement face aux négociations avec le ministère fédéral de la Justice.

Les gardiens de prisons face au ministère de la Justice

Alors que des négociations sont en cours avec le ministre fédéral de la Justice Koen Geens, les gardiens de prisons ont débuté un mouvement de grève mercredi 31 janvier, qui a duré jusqu’à samedi. Alors que le ministre a proposé une nouvelle réunion prévue ce mercredi 7 février, les syndicats annoncent un deuxième mouvement de grève qui débutera jeudi 8 février au soir et durera jusqu’au samedi 10 février.Ils dénoncent des conditions de travail difficiles et demandent une augmentation de leurs effectifs.

Après la réorganisation du temps de travail du personnel des prisons belges entreprise par Koen Geens, les syndicats reprochent au ministre de la Justice d’être revenu sur son engagement de 7.000 équivalents temps plein en n’en proposant que 6.900. Michel Jacobs, secrétaire général de justice de la CGSP a affirmé à la RTBF qu’il souhaite "qu’on respecte les accords du passé."

Grève au SIAMU

Le préavis de grève, entré en vigueur lundi 5 février, concerne toutes les actions du SIAMU. Seules les missions d’urgence seront donc été assurées. Le Syndicat Libre de la Fonction Publique (SLFP) dénonce une situation "de plus en plus compliquée à vivre pour les agents opérationnels, administratifs et techniques à la suite d’une gestion quotidienne devenue quasiment impossible."

Dans le cadre de la réforme du SIAMU, un plan de formation de 5 jours a été mis en place depuis le début de l’année, sans concertation des organisations syndicales alors que c’est obligatoire. Cette formation, couplée à d’autres, fait diminuer les effectifs de garde alors que, selon le SLFP, la charge de travail a augmenté. Le syndicat dénonce aussi des promotions d’agents opérationnels gelées depuis près de quatre ans.

Pour améliorer la gestion administrative du SIAMU suite aux révélations sur ses ingérences, Cécile Jodogne, secrétaire d’Etat en charge de la Lutte contre l’incendie et l’Aide médicale urgente, a fait voter une réforme qui entrera en vigueur le 1er mars prochain. Elle a pour objectif d’apporter des réponses structurelles et d’inscrire le SIAMU dans les principes de la bonne gouvernance. Un nouveau coordinateur administratif, Philippe de Wergifosse, a été nommé pour mener à bien cette mission.

[A Lire]

- Le SIAMU n’a fourni aucune explication sur les irrégularités
- Rien de bon ne viendra de la maxi-prison



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