Une plateforme "handi-sitting" à Bruxelles

Une plateforme

A Bruxelles, trois jeunes ont décidé de lancer Handyfriend, une plateforme de "handi-sitting". Le principe ? Mettre en relation des parents d’enfants handicapés avec des aidants, afin de leur permettre de souffler un peu.

Après l’élargissement des congés de soins, le projet HandyFriend devrait lui aussi permettre de venir en aide aux parents d’enfants handicapés. Cette nouvelle plateforme d’économie collaborative, initiée par trois jeunes bruxellois, leur permettra d’accéder au soutien d’aidants "handi-sitters".

Une communauté de volontaires

La plateforme, prévue pour le mois de mars, se base sur une communauté d’aidants volontaires qui souhaitent apporter un soutien aux parents d’enfants handicapés, que ce soit pour garder l’enfant sur une durée déterminée ou simplement pour assurer un soutien dans certaines activités. Si elle cible en priorité des étudiants et des diplômés du médical, social ou paramédical, toute personne motivée pourra devenir aidant. HandyFriend sera en charge de mettre en relation les parents avec cette communauté et de sélectionner le candidat le plus adapté à leur demande.

Des candidats "sur-mesure"

Pour leur offrir une aide réellement personnalisée, les parents devront au préalable remplir le "passeport" : un document rassemblant un nombre important d’informations comme le type de handicap de l’enfant, ses besoins spécifiques... A partir de celui-ci, une fiche d’information anonyme sera publiée sur un groupe Facebook fermé, permettant ainsi aux volontaires disponibles de se manifester. Le groupe ne sera accessible aux volontaires qu’une fois qu’ils auront signé la "charte des aidants" et rencontré les administratrices de HandyFriend. Ce sont elles qui sélectionneront l’aidant le plus adapté à la demande. Ce dernier sera présenté à la famille après avoir pris connaissance du "passeport" et confirmé sa volonté et son aptitude à remplir sa mission. Les deux parties pourront toujours refuser la prestation si la première rencontre ne leur convient pas.

Pour quel prix ?

Le tarif n’a pas encore été défini, mais l’équipe de HandyFriend souhaite qu’il reste proche de celui demandé pour du baby-sitting. L’aidant touchera entre 75 et 80% du montant, le reste allant à HandyFriend et aux impôts, et grâce au régime de l’économie collaborative, il pourra conserver son statut. Le statut de "handi-sitter" n’a pas pour vocation à devenir un emploi en tant que tel et devra rester un engagement personnel dans la communauté.

Permettre aux parents de souffler

Interrogée par La Libre, Marine de Beaudignies, l’une des créatrices du projet, explique ce l’a poussée à venir en aide aux parents d’enfants handicapés : "J’ai travaillé dans plusieurs centres d’accueil pour personnes handicapées et j’ai remarqué la charge qui pesait sur ces familles. D’autant que les places manquent dans ces centres et qu’il y a des listes d’attente de plusieurs années parfois." Après les fratries des enfants porteurs de handicap, c’est donc au tour des parents d’être soutenus en leur permettant de se reposer sur la solidarité des volontaires.

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