L’agence immobilière sociale séduit les propriétaires

L'agence immobilière sociale séduit les propriétaires

Les agences immobilières sociales (AIS) fêtent cette année leurs 20 ans d’existence dans la Région de Bruxelles-Capitale. Le mécanisme séduit les propriétaires et se développe à vitesse grand V.

Les agences immobilières sociales (AIS) fêtent leurs 20 ans d’existence cette année. Leur action a été saluée par la ministre bruxelloise du Logement Céline Fremault, qui leur a proposé des pistes d’amélioration. A Bruxelles, tandis que la construction de logements sociaux se fait attendre, les agences immobilières sociales (AIS) gagnent du terrain. Grâce aux nombreuses initiatives et à l’aide de la Région, en 20 ans d’existence, le nombre de logements gérés par des agences sociales a été presque multiplié par 10 et elles continuent d’avoir de bons résultats.

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Un succès qui ne se dément pas

Si au début des années 2000, le nombre de logements gérés par des AIS s’élevait à 450, actuellement il est à 5.000 d’après les chiffres diffusés par la ministre Céline Fremault.

Au fil des années, la législation a évolué et la construction de logements sociaux à Bruxelles a diminué. Ainsi, les offres proposées par AIS sont devenues de plus en plus attractives, même pour les propriétaires plus jeunes : « Nous ne pouvons pas dresser un portrait type des propriétaires nous laissant la gestion de leur bien. Je dirais que nous avons des seniors qui ne veulent pas s’occuper de la location et des trentenaires qui soit ont hérité, soit changent de logement et préfèrent aider les personnes plus précarisées. » déclare pour le Soir Jean-Michel Debaty, le directeur de l’AIS ixelloise "Habitat et rénovation". Il mentionne aussi que les AIS reçoivent très souvent des logements qui nécessitent une rénovation, parce que ça devient très compliqué de trouver des entreprises qui effectuent ces travaux : « Cela fait partie de nos avantages pour attirer les propriétaires. Nous démarchons aussi directement lorsque nous voyons des immeubles vides ou des logements inoccupés au-dessus des commerces. »

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Des conditions à remplir

Pour signer un contrat, les AIS imposent certaines obligations. D’abord, la durée du contrat doit être de 9 ans. Ensuite, tout est pris en charge. Le propriétaire reçoit tous les mois un loyer, même si le bien n’est pas loué. Le propriétaire peut également récupérer son bien à la fin du contrat et dans en bon état. De plus, afin d’encourager ces contrats, la Région bruxelloise avait voté l’année dernière une exonération du précompte immobilier.

Par contre, la création d’une zone à loyer majorée pour le sud-ouest de la capitale par la ministre du Logement, Céline Fremault, n’a pas eu le résultat attendu. Selon Jean-Michel Debaty, « Comme le loyer majoré ne dure que 3 ans, cela ne joue pas. C’est un élément positif mais pas déterminant. » explique-t-il pour Le Soir.

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Une situation gagnant-gagnant

Il faut savoir que l’AIS "Habitat et rénovation" enregistre chaque année, depuis sa construction, une croissance de 8 à 10%. Cela est dû, entre autres, aux fonds d’investissement et aussi aux grands groupes immobiliers. Vu la crise boursière, les comptes d’épargne ne rapportent plus, mais une AIS assure un rendement entre 2,5 et 3,5 % nets par an. Le directeur de cette AIS ixelloise affirme que, vu le faite que les AIS trouvent des investisseurs, tout le monde est gagnant : « Notre liste d’attente s’allonge, alors si nous avons des investisseurs qui le font pour une question financière, tout le monde est gagnant ».

La rédaction



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