Alda Greoli en faveur des SCMR

Alda Greoli en faveur des SCMR

La ministre wallonne en charge de la Santé, Alda Greoli, a annoncé, suite à l’interpellation du député socialiste Alain Onkelinx en commission, qu’elle soutiendrait la création d’une salle de consommation à moindres risques. Un dossier qui nécessite avant tout l’accord du Fédéral.

Alors que la faisabilité de la création de salles de consommation à moindres risques (SCMR) a fait l’objet d’une étude présentée au Fédéral, la ministre wallonne en charge de la Santé a déclaré en commission qu’elle soutiendrait la création de ce type de structure, à condition que la loi fédérale sur le sujet fasse bien l’objet d’une réforme.

[DOSSIER]

- Un projet de SCMR pour Bruxelles ?
- Enfin une SCMR pour Charleroi ?
- Fedito Bxl lutte pour les salles de consommation à moindre risques
- Les conséquences de la 6ème réforme de l’Etat pour les drogues et assuétudes
- Quelle évolution en matière de réduction des risques liés à l’usage de drogues ?

Une réponse concrète et efficace

"En matière d’aide pour les consommateurs de substances psychoactives, il est important de diversifier les solutions : je ne considère pas que la salle est LA réponse à toutes les questions mais dans la panoplie elle vient apporter une réponse concrète et efficace, pour pouvoir aider les personnes, quels que soient les situations et le stade de consommation dans lesquels elles se trouvent" déclare Alda Greoli. En France et en Allemagne, les SCMR ont en effet déjà prouvé leur efficacité. "Les salles de consommation à moindres risques sont donc un concept que je soutiens. Cette offre d’aide mais aussi de soins – ne l’oublions pas – serait un élément important dans l’éventail des soins offerts en Wallonie" poursuit-elle.

L’accord du Fédéral nécessaire

Pour la création d’une telle structure, la ministre précise tout de même qu’un accord du Fédéral est nécessaire. Elle ne soutiendra le projet que s’il "est légal et s’il est destiné à durer sur le long terme. L’arrêt de ce type d’expérience est en effet très préjudiciable à tous les niveaux". En effet, pour l’instant, la loi fédérale interdit la mise à disposition d’un local qui facilite ou incite la consommation de drogues illégales. Une expérience-pilote avait déjà été menée à Liège avec le projet TADAM, dont l’arrêt brutal pour des raisons politiques a été dommageable pour ses bénéficiaires.

Une demande de plus en plus pressante

Depuis plusieurs années, le secteur associatif demande la création de salles de consommation à moindres risques. L’association Fedito Bxl revendique ainsi la nécessité de ce type de structure, qui permettrait à la fois d’encadrer la toxicomanie en diminuant les risques sanitaires et de réduire les nuisances qu’elle peut engendrer. A Charleroi, le CPAS est aussi demandeur d’une SCMR.

[A Lire]

- SCMR : la Commision santé s’engage sur une pente positive
- Salle de shoot : pas sous cette législature
- Les salles de consommation à moindres risques soutenues par Bruxelles



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