Blâmée, la Commission des Psychologues réagit à la polémique

Blâmée, la Commission des Psychologues réagit à la polémique

Montrée du doigt depuis quelques jours, la Commission des Psychologues a tenu à clarifier sa position concernant les deux polémiques égratignant ses instances disciplinaires.

[DOSSIER]
- La réaction de la Commission des Psychologues !
- "Qui bafoue la dignité des psychologues cliniciens ?"
- Chronique d’un psy : "Trop sexy pour être psy ?"
- Chronique d’un psy : "L’art de communiquer comme la Compsy"

La décision du conseil disciplinaire de la Commission des Psychologues concernant la psychologue Kaat Bollen a suscité de vifs débats au sein de la profession. Celle-ci a reçu un avertissement pour avoir posté des photos trop “sexy” sur les réseaux sociaux. Cela nuirait à l’image du métier, selon les membres du conseil. Quelques jours plus tard, un autre évènement ébranle la profession. Une plainte a été déposée contre un des membres de ce même conseil disciplinaire. Ce dernier aurait eu des relations sexuelles avec une ancienne patiente. Suite aux réactions dans les médias, la Commission s’est exprimée sur ces deux affaires dans un communiqué de presse.

Suspension du mandat

“Suite à une plainte concernant un comportement inapproprié d’ordre sexuel visant un membre de nos instances disciplinaires, nous avons décidé d’un commun accord de suspendre son mandat durant toute la procédure”, déclare la Commission. Ce membre est “un de ceux qui a jugé qu’une photo sexy en 2021, c’est mal”, dénonçait T.Persons dans sa dernière chronique d’un psy. La raison de sa suspension ? “Une plainte à son encontre. Celui-ci aurait eu une relation sexuelle avec une de ses anciennes patientes, prostituée, qu’il aurait suivie durant plus de deux ans de thérapie."

La Commission comptera sur le professionnalisme et l’intégrité des personnes concernées lors du traitement de la plainte, qui s’effectue de manière indépendante au sein du conseil disciplinaire. Elle rappelle également que “tout le monde est innocent jusqu’à preuve du contraire.”

Le harcèlement sexuel inacceptable

La Commission tient à souligner dans son communiqué qu’”aucune forme de harcèlement sexuel ne sera tolérée, ni au sein de l’organisation ni au sein de la profession de psychologue. Les psychologues sont témoins des conséquences que le harcèlement sexuel peut avoir sur leurs patients, et il va sans dire que ce sujet est très préoccupant.” Elle est consciente de la nécessité pour un patient de se tourner vers un psychologue en toute sérénité dans un environnement sûr.

L’affaire Kaat Bollen

Concernant la situation de la psychologue Bollen, la Commission affirme : “Cela ne nous laisse pas indifférents et nous sommes d’avis que cette question complexe nécessite un débat serein et structuré, alimenté par et pour les psychologues.”

L’urgence d’un dialogue

“Ces deux plaintes mènent toutes deux à des discussions nécessaires sur la dignité dans l’exercice de la profession, un débat en interne, au sein de notre profession. La Commission des Psychologues va donc entamer un dialogue essentiel sur la dignité et l’expression de soi.”, conclut la Commission.



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