Le CPAS d’Anderlecht ouvre une concertation sur la charge de travail

Le CPAS d'Anderlecht ouvre une concertation sur la charge de travail

Suite à l’arrêt de travail du 14 juin dernier, les représentants de la CGSP, de la CSC et du SLFP se sont concertés avec le président du CPAS Mustapha Akouz et le secrétaire général Harold Peeters pour répondre aux revendications du personnel. Un dialogue entre la direction et le personnel devrait avoir lieu bientôt.

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La direction du CPAS d’Anderlecht a finalement entendu les demandes de son personnel, suite à la rencontre avec des représentants des organisations syndicales : “Les revendications du personnel sont compréhensibles et consécutives à un contexte compliqué par la crise sanitaire et par la charge de travail importante qui en découle”, a-t-elle déclaré au micro de BX1. Elle a néanmoins tenu à rappeler que 34 assistants sociaux et employés ont été engagés en un an et demi (sur la période janvier 2020 – juin 2021).

Elle a également assuré qu’une nouvelle répartition du travail était en cours pour répondre aux attentes du personnel. En ce qui concerne les salaires, la prime de télétravail concernant les trois derniers mois (depuis le 1er avril dernier) devrait être versée à la fin du mois. L’évolution des salaires est toujours incertaine, la direction du CPAS ayant renvoyé la balle à la norme barémique régionale et aux négociations en cours au sein du Comité de concertation bruxellois.

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Un CPAS en perte de vitesse

Les propos de Matthias Baert, délégué permanent de la CSC pour la commune et le CPAS, au micro de BX1, illustrent l’ambiance générale qui règne du côté du personnel : “Cela fait des années qu’ils exigent de meilleures conditions de travail. Les assistants sociaux à Anderlecht doivent en général gérer 200 à 250 dossiers chacun, alors qu’en Wallonie, en Flandre ou dans d’autres communes bruxelloises, cela tourne autour de 130-140 dossiers. (…) Cela met en péril la qualité du service rendu aux citoyens”.

Mais alors comment expliquer un tel écart ? D’après Matthias Baert, les va-et-vient au sein des effectifs desservent énormément le CPAS d’Anderlecht : “Beaucoup d’assistants sociaux ne restent qu’un an ou deux et s’en vont car ils auront moins de travail ailleurs et un salaire souvent plus intéressant. A Anderlecht, il n’y a pas le système de prime qu’il y a à Bruxelles-Ville et les barèmes dans les CPAS bruxellois sont plus bas que ceux en Wallonie ou en Flandre. C’est parce que le CPAS d’Anderlecht n’est pas un employeur très attractif, qu’il y a une grande fluctuation du personnel. On n’arrive pas à garder les gens et on manque de personnel. On se retrouve dans un cercle vicieux”. Un échange concret entre la direction et le personnel semble en effet indispensable...

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