Toute l’actualité du secteur psycho-medico-social en 11 minutes !

07/11/22
Toute l'actualité du secteur psycho-medico-social en 11 minutes !

Le Guide social rassemble pour vous le meilleur de l’info du secteur psycho-médico-social. Découvrez en 11 petites minutes, toute l’actualité que vous avez manquée durant les deux semaines de congé d’Automne.

Après quelques jours de repos bien mérités pendant les vacances de Toussaint, l’heure est à présent à la reprise. Pour vous accompagner, le Guide social a concentré dans cette revue de presse les principaux sujets d’actualité du secteur psycho-médico-social de ces deux dernières semaines.

Une synthèse dans laquelle vous découvrirez les nouvelles aides des gouvernements pour faire face à la crise énergétique, les derniers rebondissements dans le secteur de l’aide à la jeunesse, la reprise de la bataille pour la reconnaissance de la psychomotricité en tant que profession paramédicale, la grève au sein de l’intercommunale de soins spécialisés ISoSL, la réforme du code pénal et la place majeure accordée aux violences intrafamiliales ou encore nos focus sur les métiers de médiateur et d’ergothérapeute.

Des aides pour faire face à la crise énergétique

Plusieurs bonnes nouvelles ont été annoncées durant les congés de la Toussaint. Dans le cadre de l’activation du Plan Grand froid en Wallonie, du 1er novembre au 31 mars, des aides supplémentaires ont été dégagées par le Gouvernement wallon, a indiqué la ministre wallonne de l’Action sociale, Christie Morreale, par voie de communiqué. Objectif : revoir le montant des aides en tenant compte de la hausse des prix de l’énergie.

Concrètement, une prime énergie est prévue pour les structures d’aide aux sans-abris et aux personnes fragilisées. Les accueils de jour recevront également un soutien.

Une aide financière forfaitaire de 150 euros par place pour les abris de nuit et de 1.000 euros forfaitaires par accueil de jour sera octroyée pour leur permettre de faire face à l’augmentation de leurs dépenses énergétiques. Ces dernières seront liquidées d’ici la fin de l’année. (Belga)

Autre bonne nouvelle : le gouvernement wallon a décidé, le jeudi 27 octobre, de libérer une première tranche de 2 millions d’euros, sur une enveloppe de 10 millions décidée lors du dernier conclave budgétaire, destinée à renforcer l’aide alimentaire urgente, ont annoncé le ministre-président Elio Di Rupo et la ministre de l’Action Sociale, Christie Morreale, dans un communiqué.

Un appel à projets de 2 millions d’euros a été lancé à destination des opérateurs de terrain actifs dans l’aide alimentaire. Cette nouvelle enveloppe budgétaire est destinée aux épiceries sociales, aux restaurants sociaux, aux CPAS de Wallonie et aux plateformes dont la candidature sera retenue. Attention, l’échéance de dépôt des candidatures est fixée au 13 novembre. Les 8 millions d’euros suivants seront mobilisés en 2023.

Toujours au registre des aides, Mon ASBL a profité des congés de la Toussaint pour faire le point sur les différents soutiens au secteur non-marchand. Vous y découvrirez, entre autres, qu’une enveloppe de 150 millions d’euros a été débloquée pour soutenir l’ensemble des secteurs dépendant de la Fédération Wallonie-Bruxelles face à la hausse des prix et du coût de l’énergie. Une partie sera consacrée au secteur culturel.

Pour soutenir les professionnels de l’Enfance, 10 millions d’euros d’aides énergie directes seront octroyées cette année, en Fédération Wallonie-Bruxelles. Plus concrètement, il s’agira d’un montant de 200€ par place pour les crèches et les accueillant.es d’enfants, publiques ou privées.

Rien ne va plus… dans l’aide à la jeunesse et dans le secteur de l’asile et migration

 Le triste feuilleton du secteur de l’aide à la jeunesse a connu un nouvel épisode durant les congés d’Automne. Souvenez-vous : dans une carte blanche adressée à la ministre en charge de l’aide à la Jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny, 14 juges de la jeunesse bruxellois et les substituts du Procureur du Roi de la section jeunesse de Bruxelles y dénonçaient le manque de place d’accueil pour les mineurs en situation de danger.

Suite au cri d’alarme des juges bruxellois, la ministre Glatigny a rencontré ces derniers, le 27 octobre dernier. Selon la ministre, cette réunion a permis d’objectiver et de préciser les besoins du secteur, tout en reconnaissant que celui-ci ne pouvait traiter seul les besoins des jeunes en difficulté, peut-on lire sur le site de la RTBF. « Bien que des moyens conséquents aient été débloqués depuis le début de la législature, nous devons avoir l’humilité de reconnaître que nous n’avons pas rencontré tous les besoins. Des mesures doivent être prises et le seront, notamment en termes d’objectivation de ces besoins », a commenté la ministre dans un communiqué publié à l’issue de la réunion.

Suite à cette rencontre, La Libre a consacré un article en revenant notamment sur la problématique des « enfants parqués à l’hôpital » faute de place dans les services censés les accueillir.

 Autre secteur dans la tourmente : l’asile et la migration. Depuis plusieurs semaines, la presse relaie le manque criant de place dans les structures d’accueil laissant des hommes, des femmes et des enfants dormir dans la rue.

Comme le rapporte Le Soir, dans son édition du 29/10, « le jeudi 27 octobre, la chambre des référés du tribunal de travail francophone de Bruxelles a rendu cinq ordonnances condamnant Fedasil (l’administration en charge de l’accueil des demandeurs de protections internationales) pour son utilisation de la procédure judiciaire à des fins manifestement abusives. Des décisions inédites qui s’inscrivent dans une séquence qui dure depuis des mois maintenant. En effet, depuis le début de l’année, Fedasil a été condamnée plus de 5.000 fois par ce même tribunal ».

Autre rebondissement : après s’être fait l’écho d’une décision rendue le 31 octobre par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), rappelant à l’ordre l’Etat belge sur la nécessité de se plier à un jugement du tribunal du travail de Bruxelles datant de juillet dernier, et forçant Fedasil à loger Camara A (un jeune Guinéen), Le Soir (avec Belga) rapporte, le 05/11, que Fedasil a désigné à ce jeune Guinéen le centre d’accueil d’Evere.

Le même jour, La Libre (05/11) titrait « A Bruxelles, les premiers exilés ukrainiens à la rue ». « Le système de dispatching ne fonctionne plus. Les places d’urgence sont toutes prises ».

 Les vacances de Toussaint auront également été le théâtre, le lundi 31 octobre, d’une grève au sein de l’intercommunale de soins spécialisés ISoSL, rapporte la RTBF.

Une action a lieu au Valdor à Liège, un des hôpitaux de l’Intercommunale de soins spécialisés de Liège (psychiatrie, gériatrie, revalidation et soins palliatifs), un mastodonte du secteur réparti sur une trentaine de sites en province de Liège et qui compte notamment 5 hôpitaux (Le Valdor mais aussi le Pérî ou encore le Petit Bourgogne) et 11 maisons de repos. ISoSL emploie 3500 personnes : « Les négociations avec la direction sont dans l’impasse. Elle dit d’emblée qu’il n’y a pas d’argent mais, dans le même temps, propose une augmentation salariale de 15 à 25% pour 10 directeurs. C’est inacceptable ! », estime Jean-Pierre Lenz, président de la délégation CGSP chez ISoSL « On réclame aussi un plan annuel de nominations et des négociations autour d’un deuxième pilier de pension ».

Focus métiers : psychomotriciens, médiateurs et ergothérapeutes

 Après avoir mis le dossier en standby pendant près de deux ans, notamment à cause de la pandémie, l’Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones a décidé de relancer la bataille pour la reconnaissance de la psychomotricité en tant que profession paramédicale. Quelles sont leurs revendications ? Les étapes à venir ? A lire sur le Guide social, l’interview de Maiorana Massimo, le président de l’Union.

 A découvrir également : le métier de médiateur dans l’article du Guide social consacré à cette profession. C’était aussi la journée des ergothérapeutes le 27 octobre.

Good news : feu vert pour la future Maison bruxelloise de l’Autisme

Le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a donné son feu vert pour l’installation de la future Maison bruxelloise de l’Autisme au cœur de la ville, sur l’ancien site des casernes. Le projet est confié à la SAU (Société d’Aménagement Urbain). Le Guide social vous explique tout dans un article !

Réforme du code pénal : une plus grande place accordée aux violences intrafamiliales

Un nouveau Code pénal prend forme : la lutte contre les violences intrafamiliales y prend une place majeure. C’est ce que rapporte La Libre dans son édition du 07/11. « Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), se dit fier de la réforme du Code pénal. (…) Point important de cette réforme : la place accordée aux violences intrafamiliales. Il s’agit, pour Vincent Van Quickenborne, d’un phénomène de société contre lequel il faut « lutter de façon plus ferme ».
« Cette réforme du Code pénal place les victimes dans un rôle plus central, en conformité avec les normes et les attentes de la société contemporaine. Cette modernisation a déjà été introduite avec le nouveau droit pénal sexuel ; elle est maintenant également mise en œuvre dans l’ensemble du Code pénal puisque la place de la victime sera aussi centrale dans la lutte contre les faits de violence intrafamiliale »
, avance le ministre.

« Dans notre société, les femmes sont exposées de manière disproportionnée à des actes de violence, notamment à la violence du partenaire. La société exige à juste titre du législateur que l’on intervienne sévèrement. Raison pour laquelle on introduit l’incrimination d’homicide intrafamilial. Cela est passible d’une peine d’emprisonnement à vie (niveau 8). Ainsi, lorsqu’un partenaire décède à la suite de violences intrafamiliales, c’est désormais assimilé à un meurtre. Ce faisant, tout en respectant le principe d’égalité, on donne suite à la résolution du gouvernement de punir plus sévèrement la violence mortelle entre partenaires. Le contexte intrafamilial constitue donc un élément aggravant. Ceci s’applique aussi s’il s’agit d’un ex-partenaire. »

Pour quand ? Vincent Van Quickenborne souhaite que les débats parlementaires soient entamés début 2023 pour faire passer la loi le plus tôt possible. Pour l’entrée en vigueur, il faudra toutefois attendre.

En bref

  • Treize centres de vaccination wallons contre le Covid vont fermer à partir de ce lundi 7 novembre. Près de 51 % des plus de 65 ans au sud du pays ont déjà reçu une nouvelle dose.
  • Une grève générale et plusieurs actions sont prévues ce mercredi 9 novembre, appuyées par les trois syndicats du pays (CSC, FGTB, CGSLB). Cette mobilisation exceptionnelle entend relayer les inquiétudes des travailleurs face à l’inflation galopante, des prix de l’énergie qui flambent et des salaires irrémédiablement bloqués au-delà de la simple indexation. Le pays risque de se retrouver pratiquement à l’arrêt, peut-on lire sur le site de la RTBF.
  • Les féminicides vont être officiellement comptabilisés par la Belgique. « C’est ce que prévoit l’avant-projet de loi sur la prévention et la lutte contre les féminicides, les homicides fondés sur le genre et les violences qui les précèdent, déposé par la secrétaire d’Etat Sarah Schlitz (Ecolo) et accepté en première lecture le vendredi 28 octobre en conseil des ministres », rapporte Le Soir dans son édition du 29/10.
  • Du neuf dans les mouvements de jeunesse : les animateurs devront, à l’avenir, présenter un certificat de bonnes vie et mœurs. C’est ce qu’a précisé la ministre de la Jeunesse Valérie Glatigny en commission du Parlement de la FWB, le 25 octobre dernier.

Lina Fiandaca



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