Des étudiants tirés au sort pour accéder à une formation (para)médicale

Des étudiants tirés au sort pour accéder à une formation (para)médicale

Ce lundi, la Fédération Wallonie-Bruxelles a effectué un tirage au sort pour les étudiants étrangers non-résidents en Belgique qui désirent poursuivre une formation en médecine, en kinésithérapie, en dentisterie, en logopédie et en audiologie. Au total, 1.187 étudiants internationaux ont été choisis pour s’inscrire à une de ces filières.

Les étudiants internationaux non-résidents en Belgique ne sont pas soumis à une procédure de sélection bien cadrée pour s’inscrire au premier cycle des études en médecine, en kinésithérapie, en dentisterie, en logopédie, en audiologie et en sciences vétérinaires. Ainsi, ce lundi, la Fédération Wallonie-Bruxelles a procédé au tirage au sort pour choisir 1.187 étudiants non-résidents, nombre qui correspond aux places ouvertes cette année. Au total, 3.943 demandes avaient été déposées pour pouvoir s’inscrire dans une de ces 6 formations (para)médicales existants dans les universités et hautes écoles bruxelloises et wallonnes.

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Des places limitées

Depuis 2006, les places ouvertes pour les étudiants étrangers non-résidents en Belgique au premier cycle des études en filières (para)médicales sont limitées à 30% des effectifs au maximum. Ainsi, pour cette année académique, 1.187 étudiants non-résidents ont été choisis parmi les 3.943 qui avaient déposé leur demande d’inscription dans des formations en médicine, en kinésithérapie, en dentisterie, en sciences vétérinaires, en logopédie, et en audiologie.

Afin de départager le nombre d’étudiants de manière équitable dans chaque filière (para)médicale, L’Académie de Recherche et d’Enseignement supérieur (ARES) a organisé un tirage au sort de manière anonyme. Toutefois, les chances d’être retenu variaient considérablement en fonction du besoin de ces filières. Par exemple, un kiné avait un peu plus d’1 chance sur 3 d’être retenu, alors qu’en sciences vétérinaires, 1 étudiant sur 5 a été choisi.

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Une mesure à double motivation

Cette mesure a été prise notamment pour prévenir tout risque de pénurie de métiers en soins de santé et s’assurer qu’une proportion suffisante de professionnels s’établissent et exercent chez sur le territoire belge, plutôt que dans les pays d’origine de ces jeunes. Une autre raison pour laquelle le nombre de places est limité dans ces filière est le fait que les administrations des universités essayent d’éviter une surpopulation estudiantine qui pourra nuire à la qualité de l’ enseignement.

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Un coût important pour la FWB

La plupart de ces étudiants viennent de la France, où il y a également une limite d’accès, mais aussi des conditions très strictes d’accès à l’enseignement supérieur (para)médical. A titre informatif, les universités et les hautes écoles francophones accueillent chaque année environ 30% des étudiants étrangers non-résidents, ce qui représente un coût important pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Toutefois, selon l’administrateur de l’ARES, Julien Nicaise, des solutions de financement peuvent être trouvées : "Des compensations, via un fonds européen ou des mécanismes similaires dans le cadre d’accords bilatéraux devraient être mis en place", cite Le Vif.

La rédaction



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