Le cri d’alarme des associations de Charleroi : de l’argent et vite !

Le cri d'alarme des associations de Charleroi: de l'argent et vite !

Les associations privées et publiques de Charleroi, actives dans l’aide aux plus précarisés, tirent la sonnette d’alarme. Sans des subsides plus conséquents, elles ne pourront plus assurer correctement leurs missions ! Pour le président du CPAS, la création d’une salle de consommation à moindre risque et d’une maison médicale pourraient permettre de décharger un peu les acteurs de terrain.


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L’humeur était morose lors de la présentation du bilan du plan hivernal du Relais social de Charleroi, réseau composé d’opérateurs publics et privés actifs dans l’aide aux populations en situation de précarité sociale aiguë. Les structures d’accueil de la métropole ont lancé un appel à l’aide. « Sans subsides supplémentaires, nous allons droit dans le mur » : voici le message que les associations privées et publiques ont lancé aux ministres et à leur cabinet en cette période électorale.

« Trouver des financements, c’est une difficulté grandissante d’année en année. Le public et l’associatif souffrent. Parfois, on indexe nos subsides, mais ça ne suffit de toute façon pas à couvrir les coûts réels de nos actions, et ce coût augmente en plus chaque année aussi », a alerté, Bernard Gailly du comité de pilotage du Relais social de Charleroi, dans les colonnes de la D.H. « On peut de moins en moins engager, et quand on arrive à trouver un peu d’argent pour un professionnel, il ne reste pas et s’en va avec son expérience, parce qu’on ne peut pas l’augmenter en respectant les barèmes d’ancienneté. »

Et il y a de quoi s’inquiéter ! Dans le cadre du plan hivernal, pas moins de 25.000 accueils de personnes ont été recensés entre novembre et mars. Les acteurs de terrain n’avaient pourtant que 150.000 euros de subsides fédéraux et régionaux pour mener à bien leurs missions. Une somme dérisoire ! Pour le milieu associatif carolo, il est donc urgent que les leaders politiques qui sortiront victorieux des urnes le 26 mai prochain accordent enfin des subsides qui répondent réellement aux réalités de terrain.

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Maison médicale et « salle de shoot »

Pour le président du CPAS, Philippe Van Cauwenberghe (PS), la situation pourrait s’améliorer à Charleroi si la ville se dotait de deux structures : une maison médicale ainsi qu’une salle de consommation à moindre risque.

« La maison médicale pourrait décharger le Relais santé, qui fait déjà beaucoup et qui carbure durant la période hivernale », a expliqué le mandataire politique à la D.H. Et de rajouter : « Une salle de shoot, également au centre-ville nous permettrait d’aider encore plus les personnes en souffrance. Ça coûterait de l’argent, bien sûr, mais ça permettrait d’accueillir les toxicomanes pour qu’ils n’attrapent pas de maladies en se piquant, qu’ils ne fassent pas d’overdose, et peut-être, pour ceux qui seront prêts, trouver une personne à qui parler et être à proximité d’autres structures qui peuvent les aider à sortir de leur spirale infernale. »

L’appel de Charleroi serait-il entendu ? Réponse après les élections du 26 mai !

E.V.

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