Le Fédéral renforce les soins de santé mentale pour les demandeurs d'asile

Le Fédéral renforce les soins de santé mentale pour les demandeurs d'asile

Théo Francken, secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, a annoncé qu’il débloquerait 2.3 millions d’euros du Fonds Asile, Migration et Intégration (AMIF) de l’Union Européenne pour les soins en santé mentale des demandeurs d’asile. Pour ce public fragile, il s’agit de recevoir un accompagnement psychologique à la hauteur.

Théo Francken (N-VA), le secrétaire d’Etat fédéral à l’Asile et à la Migration, va consacrer 2.3 millions d’euros aux soins de santé mentale pour les demandeurs d’asile, selon une information de la Dernière Heure. La somme, qui provient du Fonds Asile, Migration et Intégration (AMIF) de l’Union Européenne, servira à financer l’accompagnement psychologique de ces personnes, notamment grâce à la mise en place d’équipes mobiles.

Des fonds pour divers traitements

Les fonds débloqués par le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration soutiendront plusieurs initiatives. Des équipes mobiles seront créées dans une dynamique de soins intégrés, au sein de diverses institutions comme la Croix Rouge, Rode Kruis Vlaanderen ou le Centre neuro-psychiatrique Saint-Martin. A l’Université de Louvain, le projet ResCareRefugees recevra aussi des subventions pour son service thérapeutique à destination des mineurs demandeurs d’asile. Enfin, une partie de la somme ira à l’hôpital psychiatrique de Grimbergen pour des traitements spécialisés.

Un public particulier

En matière de santé mentale, les demandeurs d’asile sont des personnes particulièrement fragiles, qui accèdent souvent difficilement aux soins. Les professionnels peuvent parfois se trouver démunis face à des situations particulièrement difficiles, mais aussi à la complexité des procédures administratives. Les services d’accompagnement doivent aussi remédier à la barrière de la langue. En effet, en psychologie, il s’agit d’une donnée essentielle puisque la thérapie se base sur la communication avec le patient. S’il est toujours possible de faire appel à un interprète, ces services coûtent cher et ne sont pas accessibles à tous les thérapeutes.

- [A lire] : Un guide pour la santé mentale des migrants

Un pas vers l’intégration ?

Alors que la Belgique est sujette à des affaires comme les arrestations chez Globe Aroma, qui poussent à la contestation de la politique sécuritaire, l’intégration des personnes demandeuses d’asile apparaît au centre des préoccupations de nombreuses associations. Celle-ci passe par la satisfaction de besoins de base comme l’accès aux soins, mais aussi au logement ou à l’emploi, ainsi que par des mesures comme le parcours d’intégration, récemment renforcé en Wallonie. Les inégalités sociales de santé touchent ainsi de nombreux publics, et ce malgré des mesures comme l’Aide Médicale Urgente (AMU).

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La rédaction



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