Le gouvernement bruxellois pose les bases de sa politique santé

Le gouvernement bruxellois pose les bases de sa politique santé

Le PS, Ecolo, DéFI ainsi que de leurs partenaires flamands ont publié la ligne conductrice de leur politique pour la nouvelle mandature. Ce contrat commun signé pour cinq ans doit guider la volonté ainsi que les actions politiques du gouvernement ainsi que, en cas de conflit, permettre aux ministres de s’y référer.

En période de crise dans le monde de la santé concernant les travailleurs mais aussi la société entière qui se retrouve malade, le gouvernement bruxellois souhaite agir de manière concrète et large pour améliorer la santé avec comme idée que la santé est un droit inaliénable de l’être humain. Pour le gouvernement bruxellois, l’action sociale, la politique menée pour la santé ainsi que la cohésion sociale sont des enjeux majeurs.

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La lutte contre les inégalités et la pauvreté

Le gouvernement souhaite l’adoption d’un plan de lutte bruxellois contre la pauvreté et le sans-abrisme. Ce nouveau plan de lutte sera intégré au Plan-santé bruxellois dans un souci de cohérence et d’efficacité. L’importance des inégalités sociales-spatiales démontrent la grande disparité en matière de localisation de la pauvreté se faisant entre les quartiers et les communes bruxelloises. Le gouvernement souhaite donc marquer sa politique sociale et de santé par deux virages : un virage visant à réduire les inégalités sociales ainsi qu’un virage organisationnel pour l’accès aux soins et aux actions sociales.

De plus, le gouvernement va mettre sur pied un plan social-santé bruxellois qui reposera sur la lutte contre les inégalités et la pauvreté, l’accès universel aux soins de santé, le soutien aux personnes dépendantes ou en perte d’autonomie et adapter ses aides aux publics spécifiques.

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Coopération avec les CPAS

Le plan va mettre en place avec les politiques régionales ainsi que les CPAS. Dans le cadre de ce plan, le gouvernement souhaite réformer la relation avec les CPAS en mettant en place des contrats locaux social-santé répondant aux besoins de chaque entité urbaine disposant de réalités sociales différentes. Ces contrats viseront « la promotion de la santé, la prévention, les politiques de soins et l’accompagnement médico-social, le logement et la santé alimentaire », pouvons-nous lire dans la déclaration.

Pour comprendre les besoins spécifiques à chaque zone géographique trois phases seront organisées qui porteront sur un diagnostic des besoins, la mise en place des mesures et une phase d’évaluation. Le gouvernement souhaite augmenter les dotations FSAS pour soutenir les CPAS dans le développement des actions sociales.

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Soutien financier à l’installation des acteurs de la santé

L’accès à la santé et à un soin égal est primordial dans la construction et le développement d’une société égalitaire. Pour cela, le gouvernement va accompagner et soutenir financièrement l’installation des différents acteurs de la santé dans les zones les plus fragilisées et les plus « désertiques » de la région. L’objectif est une couverture à 100 % de la population du territoire. Une nouvelle réglementation sur les subventions des infrastructures va également être pensée. Le subventionnement s’étendra au-delà des hôpitaux pour favoriser les alternatives.

L’universalité de la santé va également toucher le secteur de la santé mentale où le gouvernement veillera à un financement cohérent répondant à la réalité en soutenant l’accroissement des places en MSP et IHP. Le gouvernement s’inscrit dans la dynamique de la Plate-forme de concertation en santé mentale Bru-stars mais aussi dans la lignée de la réforme de santé mentale « réseaux 107 ».

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LGBTQI+ : mieux former les centres de planning

Le gouvernement souhaite également axer leurs actions envers la communauté LGBTQI+ en formant plus spécifiquement les travailleurs des centres de planning. De plus, il souhaite développer des projets EVRAS sur plusieurs années.

Enfin, dans cette volonté d’universalisme et de traiter les différents secteurs de la santé, le gouvernement va engager une politique de prévention et de réduction des risques vis-à-vis des consommateurs potentiels ou des usages de drogues. Pour cela, il souhaite amplifier la création de salles de consommation à moindre risque par le biais du nouveau centre intégré Transit.

Le gouvernement bruxellois, de manière générale, souhaite porter sa politique sociale et de santé plus proche des attentes concrètes et spécifiques des acteurs de la société en prenant en compte les différentes problématiques sectorielles.



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