Le personnel du Domaine de Taintignies est de nouveau en grève

Le personnel du Domaine de Taintignies est de nouveau en grève

Le Domaine de Taintignies à Rumes, une Maison d’Accueil Spécialisé (MAS) qui héberge des personnes en situation de handicap de nationalité française, est en grève. Pour les syndicats, tout doit changer !

Quatre mois après leur première action, l’assemblée syndicale a voté le renouvellement de celle-ci à partir du 25 février. En front commun, les syndicats dénoncent un irrespect le plus complet de la direction à l’égard des résidents. Un climat qui nuit à la qualité de vie de ces derniers.

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La qualité de vie des résidents en danger

Manque d’équipements et d’hygiène rationnement alimentaire, manque de places… Une situation invivable que dénoncent les travailleurs du Domaine de Taintignies. « Cette résidence accueille des personnes polyhandicapées ou, encore, porteuses d’handicap mental. Or, on constate un manque de moyens vitaux qui ont un impact sur la santé des résidents. Par exemple, il existe qu’une soixantaine de kots pour 87 personnes ! », explique Sylvie Pottiez, secrétaire permanente CNE. « Il n’est plus possible pour les travailleurs d’accepter ces conditions. On demande un changement radical ! ».

La direction ferait du démarchage

En cause ? Une direction jugée dysfonctionnelle, partie prenante et violente. « La direction est partie prenante ! Elle sous-traite des activités à ses propres sociétés et se cache sous son statut d’ASBL ! ». L’une des administratrices, ainsi que son père, ont d’ailleurs été condamnés il y a peu pour fraude fiscale. L’accusation ? Détournement d’un million et demi d’euros à l’ASBL Les Glycines, gérant une MRS (Maisons de soins et repos).

Accueillant des personnes de nationalité française, la Maison d’Accueil Spécialisé reçoit de l’argent de la société française. Sylvie Pottiez dénonce des actions de démarchage de la direction. « Elle est dans une optique de démarchage des pathologies qui rapportent le plus, sans prendre en compte le bien-être des résidents ! », s’indigne Sylvie Pottiez. Une direction qui juge illégale l’entrée en grève des travailleurs de l’institution. « Nous l’avions conviée au Bureau de Consultation, mais elle a refusé de participer à tout conciliation. Nous sommes dans une situation d’irrespect total de la concertation sociale ».

En front commun, la CNE et le SETCa essayent d’user de tous les moyens légaux possibles. « On interpelle la ministre, la Ville , la section… Il faut nous aider à trouver une solution, mais une bonne solution. Il ne faut surtout pas plonger les résidents dans l’embarras ! », conclut Sylvie Pottiez.

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