Michel Didisheim, figure-clé de la Fondation Roi Baudouin, est décédé

Michel Didisheim, figure-clé de la Fondation Roi Baudouin, est décédé

C’est avec une profonde tristesse que la Fondation Roi Baudouin a appris le décès du Comte Michel Didisheim survenu ce lundi 6 janvier. La Fondation tient à rendre hommage et à adresser ses plus sincères remerciements à un homme d’exception qui, durant trente ans, s’investit sans relâche pour la Fondation. Il y occupa la fonction de secrétaire-général, d’administrateur délégué et de président, et siégea au conseil d’administration de 1982 à 2004.

D’abord chef de cabinet du Prince Albert, Michel Didisheim fut aussi un citoyen engagé dans des organisations actives dans le domaine de l’environnement et du patrimoine. Il participa notamment à la création et assura la présidence d’Inter-Environnement/Bond Beter Leefmilieu, la fédération nationale des associations de protection de la nature et de l’environnement, depuis lors scindée en plusieurs ailes régionales. Il fut également cofondateur de diverses asbl actives dans le domaine de l’aménagement du territoire et de la mise en valeur du patrimoine.

Mission royale

C’est le Roi Baudouin en personne qui demanda à Michel Didisheim de mettre sur pied et de diriger la Fondation à sa création en 1976, à l’occasion de ses 25 années de règne. Une mission qu’il qualifia de "véritable challenge" mais qu’il accepta avec honneur. Durant dix ans, il combina sa fonction à la Fondation avec celle de chef de cabinet du Prince Albert jusqu’en 1986, date à laquelle il s’investit à temps plein à la Fondation.

Durant les années pionnières de la Fondation, Michel Didisheim s’attacha à mettre en place une structure solide et performante, énonça les règles de base du fonctionnement de l’institution et attira des capitaux suffisants pour garantir la pérennité d’une Fondation encore peu connue. Il en précisa les grands objectifs et élabora les premiers programmes. D’abord en matière d’aménagement du territoire et de lutte contre la pauvreté. D’autres vinrent ensuite s’ajouter, parmi lesquels l’aide sociale, la santé, ou encore, la protection de la jeunesse.

La vision de la Fondation développée par Michel Didisheim contribua sans conteste à sa pérennité. Il dit : "J’étais d’avis qu’il fallait veiller à assurer la survie à long terme de cette fondation en dépensant l’argent avec parcimonie et en essayant de trouver des fonds supplémentaires pour renforcer son capital et son utilité au service de la collectivité". Une stratégie qui s’orienta vers le développement de la philanthropie et la création de Fonds nominatifs liés à des causes spécifiques, gérés en commun par la Fondation et les donateurs, et qui permit en grande partie à la Fondation de devenir ce qu’elle est devenue.

Création de plusieurs fonds

C’est également grâce à la proximité de Michel Didisheim avec la famille royale que plusieurs fonds liés à celle-ci furent créés, tels que le Fonds Prince Albert (qui octroie des bourses à des jeunes professionnels pour effectuer des missions à l’étranger pour le compte d’entreprises belges) ou le Fonds Prince Philippe (qui veut stimuler échanges entre les différentes Communautés de Belgique).

À la suite du décès du Roi Baudouin en 1993, la Fondation devint plus indépendante et s’affirma encore davantage en Europe et à l’international. C’est ainsi que fut créée en 1997 la King Baudouin Foundation United States.

Sans l’engagement de Michel Didisheim, la Fondation Roi Baudouin ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.



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