Opération Thermos a besoin de bénévoles

Opération Thermos a besoin de bénévoles

Comme chaque année, d’octobre à avril, les plus précarisés souffriront du manque de places dans les centres. Les équipes se préparent déjà à mettre tout en œuvre pour leur faciliter ces mois de grand froid. A Liège, Opération Thermos sera prochainement lancée. L’association lance un appel aux volontaires.

Chaque année, c’est le même cycle qui recommence et les mêmes questions qui se posent : comment venir en aide aux personnes précarisées, surtout en période de grands froids ? Divers Plans hivernaux sont lancés, notamment à Bruxelles, afin de palier le manque de place dans les centres. Mais d’autres initiatives voient également le jour. C’est le cas d’Opération thermos, à Liège, qui vise à offrir un repas ou un lit aux personnes sans-abri. Comme chaque année, elle recrute des bénévoles.

Des volontaires impliqués

Chaque année, ce sont environ 300 volontaires qui s’impliquent et donnent de leur temps pour ces personnes précarisées. Environ 17.500 repas sont distribués et 4.300 nuitées assurées. L’association lance donc une grande campagne de recrutement, pour pouvoir continuer à accompagner au mieux les personnes sans-abri durant la période hivernale.

- [A lire] : Fin du plan hivernal, comme si tout s’arrêtait au printemps

Infos pratiques

Trois réunions d’information générale auront lieu pour ceux qui souhaitent s’impliquer comme accompagnateur, veilleur de nuit ou au service des repas : les mardi 18 et jeudi 20 septembre à 18h30 et samedi 22 septembre à 10h00 au local repas : rue Volière, 1 à 4000 Liège (derrière l’église Saint-Servais).

Quelles politiques mises en œuvre ?

Chaque année, d’octobre à avril, plusieurs plans sont lancés sur le territoire belge. C’est souvent à la capitale que le besoin s’en fait le plus sentir. Néanmoins, si l’hiver demeure la priorité, le secteur soulève également la question des plans « été ». A cet effet, les ministres en charge à la Région bruxelloise, Céline Fremault et Pascal Smet ont interpellé le Fédéral début mai, lui rappelant ses obligations. Ils ont également prévu d’augmenter la capacité d’accueil permanente gérée par le Samusocial.

Une grande réforme amorcée

Suite à la crise qu’a traversé le Samusocial en 2017, l’aide aux sans-abri a fait l’objet d’une grande réforme. Cependant, cette réforme, qui prévoit entre autres la mise sur pied d’un dossier, suscite la controverse sur le terrain. Chez les associations de terrain, la mise en place d’un dossier social partagé suscite de nombreuses craintes. En cause notamment, la case "pourquoi la personne est-elle devenue sans-abri ?", qui demande non seulement de révéler des informations à caractère personnel, mais relève aussi d’une problématique souvent floue et difficile à définir. Pour les travailleurs, il est déjà souvent compliqué d’instaurer une relation de confiance avec les personnes sans-abris, notamment face aux troubles psychiques de certaines d’entre elles.

Les volontaires, piliers du secteur

Le volontariat dans le secteur associatif représente une majeure partie de la main d’œuvre. Tous secteurs confondus, le nombre d’ASBL existantes en Belgique se compte en milliers. A titre d’exemple, rien que pour la Province de Liège, on en dénombre environ 3.000. Au niveau du travail social, ces associations répondent à un réel besoin : aide au logement, aux migrants, aux victimes, etc. Elles sont aussi de tailles diverses : certaines sont de très grandes structures employant uniquement des salariés, d’autres, souvent beaucoup plus petites, comptent sur le travail volontaire. Pour continuer à offrir des prestations gratuites ou à moindre coût, ces structures jouent les cartes de la débrouille institutionnelle, de la recherche de dons privés et du travail volontaire.

La rédaction



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