Plan Grand Froid : les places manquent !

Plan Grand Froid : les places manquent !

En ce moment, les organismes d’accueil mis en place dans le cadre du plan Grand Froid en Wallonie et du Plan Hiver à Bruxelles doivent faire face à une demande accrue d’hébergements suite à la vague de froid qui touche le pays. Il leur faut donc trouver des solutions pour gérer l’urgence.

Depuis le 15 novembre, le plan Grand Froid pour la Wallonie et le plan Hiver à Bruxelles ont été lancés. Jusqu’en mars, des places supplémentaires sont donc ouvertes dans des établissements d’hébergement de nuit pour les sans-abris. Pourtant, avec la vague de froid qui s’installe sur la Belgique, les centres d’accueil sont saturés et doivent refuser certaines demandes.

Les centres d’accueil saturés

En Wallonie comme à Bruxelles, les centres d’hébergement de nuit sont saturés. A Bruxelles, le Samusocial a ainsi dû redéfinir la capacité d’accueil de ses centres en attendant l’ouverture prochaine d’un centre supplémentaire. Dominique Debelle, coordinateur général du Relais social urbain de La Louvière témoigne pour La Dernière Heure : "En novembre et en décembre, nous étions complètement saturés et nous avons dû multiplier les refus. Ça s’est désormais un peu régulé parce que les gens sont allés dans d’autres centres mais nous tournons toujours à plein régime."

Favoriser les plus fragiles

Face au manque de places, les centres d’hébergement doivent penser au plus urgent et favoriser les publics les plus fragiles. C’est notamment le cas des familles. Cependant, leur hébergement se fait aux dépens de celui des hommes seuls, considérés comme moins vulnérables. A Bruxelles, dans le centre Botanique, un étage entier a donc été affecté aux familles et 50 places supplémentaires ont été ouvertes dans le centre Poincaré. 25 lits ont aussi été rajoutés à Liège, au Parc Astrid, et le bourgmestre peut réquisitionner des chambres d’hôtel en cas de besoin.

Et au printemps ?

Reste à savoir ce qu’il adviendra de ces sans-abris à la fin de ces plans spéciaux. En effet, il s’agit bien souvent de mesures d’urgence qui ne peuvent pas être prolongées, reportant ainsi le problème dans la rue. Pour lutter contre le sans-abrisme de façon plus pérenne, la Région Bruxelles-Capitale a récemment débloqué un budget de 15 millions d’euros pour financer des appels à projet et la création de logements d’urgence et de transit. Des projets innovants et efficaces comme Housing First existent aussi afin de reloger les plus précaires. La présidente du CPAS de La Louvière, Colette Burgeon, se veut ainsi rassurante : "Grâce au capteur logement, grâce à notre politique de relogement des gens, nous comptons moins de sans-abri", explique-t-elle à la DH.

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