Sans-abrisme : une préoccupation majeure du CPAS de Liège

Sans-abrisme: une préoccupation majeure du CPAS de Liège

Le CPAS de Liège met en place un plan de lutte contre le sans-abrisme. Une initiative qui passe, notamment, par le renforcement de ses collaborations avec les acteurs de terrain et la Ville de Liège.

Dans sa déclaration de politique sociale pour la législature 2018-2024, le CPAS de Liège met le sans-abrisme au cœur de ses préoccupations. En octobre 2018, 470 revenus d’intégration dits « de rue » ont été octroyés. Une situation que le CPAS compte endiguer par une collaboration plus étroite avec les acteurs du terrain et la création d’une «  cartographie  » des personnes sans domicile-fixe.

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Une situation préoccupante

Le CPAS de Liège a décidé de cibler trois points spécifiques dans sa déclaration de politique sociale  : l’emploi en vue de l’insertion socio-professionnelle, les personnes de 18 à 25 ans et les personnes sans domicile fixe. «  Nous avons constaté que la situation était des plus aigües. La Ville des Liège l’avait déjà pointé dans sa déclaration communale. Nous voulions lui faire écho, tout en déployant une énergie toute particulière à cette problématique  », explique Laura Quintart, attachée de presse au CPAS de Liège. Pour rappel, en octobre 2018, sur un total de 12.000 aides sociales octroyées, 470 revenus d’intégration avaient été alloué à des sans-abris.

Collaborer, la clé du succès

Concrètement, le centre public d’action sociale tient à soutenir la Ville dans certaines mesures. « Le CPAS tient à s’inscrire en complémentarité avec la Ville de Liège. Par exemple, via la constitution d’un fonds de garantie locative dédié à cette problématique, la recherche d’un nouvel abri de nuit ou l’activation coordonnée du plan Grands Froids  ».

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Mais, le CPAS mettra aussi en œuvre des actions spécifiques. La première, renforcer ses collaborations. «  Le problème du sans-abrisme ne peut être traité efficacement si les acteurs du secteur restent dans leurs coins. Pour cela, il faut renforcer les collaborations avec les différents acteurs de la santé. Mais aussi créer des partenariats solides avec la Croix-Rouge, les abris de jour, les abris de nuit, ou encore en matière d’aide alimentaire  », explique Laura Quintart. Le CPAS est aussi en recherche de pistes pour accroître leur offre de logement de transit et/ou d’urgence.

La déclaration de politique sociale dévoile, de plus, le projet de mettre en œuvre une «  cartographie  » de la situation actuelle à Liège, suivie d’indicateurs spécifiques, afin d’orienter sur les mesures à prendre. «  D’où viennent les sans-abris, en termes d’origines mais aussi de mouvements dans la Ville  ? Quelles sont leurs motivations à rester dans la rue, alors que certaines solutions existent  ? Quels sont les problèmes inhérents à leur situation  ? Ce sont des questions pour lesquelles nous devons avoir des réponses afin d’ébaucher les meilleures pistes de solutions possibles », souligne-t-on du côté du CPAS.

Faire son possible avec les moyens du bord

A savoir si le CPAS renforcera son budget et ses effectifs en la matière, rien n’est moins sûr, les lignes du budget 2019 n’ayant pas encore été divulguées. Certaines mesures, comme le renforcement des collaborations, ne demandent pas énormément de ressources. D’autres, comme la mise en place d’un fonds de garantie locative, plus. «  Dans tout travail social, le budget est le nerf de la guerre  ! Il faut l’accepter. Nous allons essayer de faire au mieux avec nos effectifs et notre budget  », conclut Laura Quintart.

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