Sans-abrisme : "Un manque de moyens et de ressources humaines !"

Sans-abrisme:

Le week-end passé était organisée l’assemblée ouverte du mouvement Droit à un Toit. L’occasion de réunir les professionnels du secteur et les citoyens pour trouver des solutions, ensemble, au problème du sans-abrisme.

Plus de 140 personnes ont participé à l’événement. Les 17 groupes de travail ont pu présenter leurs différentes actions et idées, rassemblées autour des trois grands axes  : la prévention, la sortie du sans-abrisme et la sensibilisation. Un beau programme sur lequel revient Daan Vinck, directeur du centre de jour pour sans-abri Hobo et un des organisateurs de l’évènement.

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«  Le sans-abrisme est un problème de société. Il faut qu’il soit plus mis en avant  »

Le mouvement Droit à un Toit existe depuis 2017 mais c’est la première fois qu’il organise une assemblée ouverte à tous. Pourquoi l’avoir rendue publique  ?

Daan Vinck  : Avant tout parce que le sans-abrisme est un problème de société. Il faut qu’il soit plus mis en avant. Dans le secteur, on est au courant du problème. Mais on a besoin des citoyens pour avancer. On ne manque pas de bonnes idées mais, généralement, nous n’avons ni les moyens, ni les ressources humaines. Cette assemblée ouverte, c’est une manière d’aller chercher les citoyens pour qu’ils prennent action avec nous. Tu es inquiet mais tu ne sais pas quoi faire  ? Tu as la possibilité de venir travailler sur de belles initiatives avec nous  ! C’était l’idée.

C’était quoi le but de cette assemblée  ?

D.V  : Comme je le disais, on a pas mal de bonnes idées et initiatives dans le secteur. Il fallait trouver un moyen de les mettre en place. C’est pourquoi on a lancé, lors de l’assemblée, 17 groupes de travail, sur des thèmes différents (le mobilier anti-SDF, les squats, les loyers inabordables…). Ils rassemblent des professionnels du secteurs, avec des citoyens qui ont envie de s’engager.

«  Le sans-abrisme ne va pas s’arrêter avec les élections  »

Est-ce que votre message est aussi politique  ?

D.V  : Evidemment, nous voulons la mise en place d’une politique plus ambitieuse. Pour l’instant, elle ressemble plus à une politique de gestion qu’à une politique visant la fin ou la réduction du sans-abrisme. Mais, ce n’était pas l’idée de l’assemblée d’interpeller les politiciens. Le sans-abrisme ne va pas s’arrêter avec les élections. Nous avons une vision à plus long-terme, pour trouver des solutions durables. Mais, c’est sûr que c’est l’occasion de présenter des revendications.

En parlant de ça, quelles sont vos principales revendications  ?

D.V  : Droit à un Toit travaille sur trois grands axes principaux  : la prévention, la sortie du sans-abrisme et la sensibilisation. Toutes nos revendications et demandes se retrouvent dans les différents groupes de travail. Prenons l’exemple de la sortie du sans-abrisme, il nous semble essentiel d’améliorer la politique de logement, première porte de sortie pour les personnes sans domicile fixe. Il faut rendre les logements abordables, en créant, par exemple, un régulateur de loyers. Mais aussi, adapter la politique de construction sur la réelle démographie de Bruxelles et pas sur celle qu’on aimerait avoir  !

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