Un décret pour la Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité

Un décret pour la Promotion de la citoyenneté et de l'interculturalité

Mercredi 7 février, le gouvernement wallon a approuvé le décret de Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité proposé par Isabelle Simonis. Pour mener à bien ce projet, 2 millions d’euros lui seront affectés.

Alors que les inégalités liées à l’origine ethnique persistent notamment à l’école, le gouvernement wallon vient d’adopter un décret relatif à la Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité, proposé par la ministre en charge de l’Egalité des chances, Isabelle Simonis. L’objectif est ainsi de lutter contre le racisme et éduquer les jeunes à la citoyenneté et au dialogue interculturel.

Un projet en cinq temps

Le projet de Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité prévoit cinq mesures principales :

- L’organisation, tous les 2 ans, d’une campagne de lutte contre le racisme à destination du grand public.
- La pérennisation du dispositif annuel de l’appel à projets initié depuis 2015, pour organiser le soutien à des activités d’éducation des jeunes à la citoyenneté, de dialogue interculturel, de lutte contre le racisme et de défense des droits des personnes migrantes avec une attention particulière réservée aux femmes migrantes.
- La « labellisation » de certains projets et leur inscription dans une convention pluriannuelle de trois ans. Cette mesure permettra aux opérateurs ayant déjà bénéficié du soutien durant au moins deux années consécutives et ayant été évalués positivement de stabiliser leur financement et de développer davantage d’actions d’envergures.
- La création d’un Conseil de la Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité. Composé de membres des administrations compétentes, de professionnels issus du secteur associatif et d’experts académiques, il contribuera à la cohérence des politiques menées en la matière et de l’objectivation des décisions d’octroi de subventions.
- La mise en place d’un portail d’information spécifique permettant de visibiliser les projets réalisés, mais aussi de faciliter l’échange de bonnes pratiques, d’outils d’animation et de formation, ainsi que la mise en réseau des opérateurs.

Une collaboration avec le terrain

Ces initiatives se feront en collaboration avec le secteur associatif. La campagne de lutte contre le racisme se fera ainsi aves les opérateurs de terrain actifs dans ce domaine. En pérennisant le dispositif d’appels à projets, le décret permettra aussi de baliser sa mise en œuvre à des échéances précises chaque année. « Dans une société où le vivre ensemble est mis à mal, où le racisme est banalisé, où les nationalismes nocifs aux droits fondamentaux ne cessent d’augmenter, il fallait structurer et pérenniser ce dispositif de renforcement du vivre-ensemble en toute transparence et en se donnant les outils d’une meilleure articulation des politiques avec les besoins des acteurs de terrain. Cet avant-projet de décret devrait permettre de répondre à ces différentes exigences tout en garantissant une sécurité financière aux opérateurs », précise la ministre Simonis.

Engagement du gouvernement

Un budget total de plus de 2 millions d’euros a donc été provisionné pour 2018, afin de mener à bien les mesures du décret. Des engagements sont également prochainement prévus au sein de l’administration dans le but d’améliorer l’accompagnement du dispositif.

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