La Covid-19 se propage rapidement : les hôpitaux belges plaident pour des mesures décisives

La Covid-19 se propage rapidement : les hôpitaux belges plaident pour des mesures décisives

Ces derniers jours, les analyses de tous les experts vont dans le même sens : la situation est préoccupante. Nous nous trouvons à un moment charnière si nous souhaitons pouvoir gérer la troisième vague. Le nombre de tests positifs, fortement à la hausse, se traduit également par une croissance du nombre d’hospitalisations et un transfert vers les soins intensifs. Les hôpitaux belges demandent des actions décisives, maintenant. Chaque jour que nous attendons reporte le moment où les contaminations pourraient de nouveau diminuer et où les soins réguliers pourraient reprendre « normalement ».

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Alerte générale dans les hôpitaux !

Depuis novembre de l’année passée, notre pays était un des meilleurs élèves de la classe européenne. Les écoles, les crèches et les magasins pouvaient rouvrir leurs portes, les entreprises continuaient leurs activités et la population pouvait se déplacer librement. Les chiffres ont fluctué pendant des mois, autour d’un plateau, il est vrai, encore trop élevé. Avec l’apparition du variant britannique et les assouplissements en vue, cet équilibre précaire a été rompu. Les modèles de prédiction présentés par les statisticiens lors de la conférence de presse du 22 février sont devenus réalité.

Depuis dix jours, c’est l’alerte générale dans les centres de triage et les postes de garde : les téléphones n’arrêtent pas de sonner et la capacité de test doit être sans cesse étendue. Le ratio de positivité des tests est de nouveau fortement à la hausse, avec des pics de 15% dans certaines régions. Après une année entière de Covid, nous savons que cette tendance se traduira par une augmentation du nombre d’hospitalisations.

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Les nouvelles admissions en hausse

Cette dernière semaine, 200 nouveaux patients Covid ont été hospitalisés au quotidien. Rien que pour le lundi 22 mars : 282 nouveaux cas ont été enregistrés. Le cap des 600 patients Covid en soins intensifs a également été dépassé. Entre-temps, nous savons qu’à cause du variant britannique, un pourcentage plus élevé de patients hospitalisés sera par la suite transféré vers les soins intensifs. Ils représentent presqu’un quart au total des patients Covid.

De plus, notre « position de départ » au niveau des soins intensifs est pire lors de cette troisième vague, par rapport au moment où la deuxième vague a déclenché en automne. Après la deuxième vague, le nombre de patients Covid aux soins intensifs n’a jamais plongé en dessous des 300. Le point le plus bas a été atteint mi-février, mais leur nombre a déjà doublé entre-temps.

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Comme un air de déjà vu...

Le taux d’occupation des services de soins intensifs dans l’ensemble du pays est inquiétant. Dans quelques jours, nous manquerons de places pour les soins aigus Covid ou non Covid à moins de d’ouvrir des lits supplémentaires, tout en freinant les soins réguliers afin de réattribuer les ressources humaines nécessaires. Une situation dommageable à court et long terme pour les patients, le personnel hospitalier et notre système de santé. Une désagréable sensation de déjà vu…

La plupart des hôpitaux sont donc pour la troisième fois confrontés à un exercice d’équilibre périlleux.

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Des mesures décisives sont à prendre

Un an après le déclenchement de la crise Covid, les leçons devraient pourtant être connues. Pourtant, le secteur des soins a l’impression que seules des images choc en provenance des hôpitaux initient des mesures décisives et parviennent à convaincre tout un chacun de respecter les règles. Mais à ce moment, il est déjà trop tard. Les hôpitaux sont déjà surchargés, les interventions reportées et les temps d’attente pour les soins réguliers prolongés. Nous nous rendons compte que le chemin de retour « à la normale » est long, très long. Dès que le nombre de contaminations est à la baisse, le nombre de patients aux soins intensifs ne diminue que lentement.

La Covid-19 se propage rapidement. Soyons stricts, maintenant, avant qu’un trop grand nombre de personnes ne doivent attendre trop longtemps pour recevoir les soins dont elles ont besoin.

Pour plus d’informations :

- GIBBIS : Patricia Lanssiers, Directeur général, 0475/31.97.69 – DirGen-AlgDir@gibbis.be

- Santhea  : Yves Smeets, Directeur général, 0475/43.40.09 – yves.smeets@santhea.be

- UNESSA : Christophe Happe, Directeur général, 0476/99.43.34 – christophe.happe@unessa.be et Jean-François Bodarwé, Responsable presse, 0476/40.32.77 – jean-francois.bodarwe@unessa.be

- Zorgnet-Icuro : Margot Cloet, administrateur délégué, 0478/39.85.63 – margot.cloet@zorgneticuro.be et Lieve Dhaene, conseillère en communication, 0486/94.86.59 – lieve.dhaene@zorgneticuro.be



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