L’absentéisme du personnel soignant atteint des sommets

L'absentéisme du personnel soignant atteint des sommets

La crise sanitaire n’épargne pas le secteur des soins qui fait face à un taux d’absentéisme 36 % plus élevé qu’ailleurs. En cause ? Les contaminations à la Covid mais aussi la pression psychosociale que subit le personnel soignant depuis des mois.

Depuis plus d’un an, les soignants travaillent sans relâche et sont soumis à des pressions multiples. Les conséquences ne se font pas attendre  : on assiste à un taux d’absentéisme pour maladie très élevé…

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Un taux d’absentéisme 36% plus élevé qu’ailleurs

Selon une analyse de l’entreprise de services RH Acerta, les chiffres d’absentéisme pour maladie dans les soins sont 36% plus élevés par rapport à la moyenne des autres secteurs réunis en 2020. Ce constat est d’autant plus frappant chez les malades de longue durée, où les chiffres atteignent 46.5%.

Benoît Caufriez, directeur d’Acerta Consult, explique ce contraste  : "Le télétravail a de manière générale un effet bénéfique sur l’absentéisme pour maladie de courte durée, sauf dans le secteur des soins où le télétravail n’est pas possible dans la plupart des cas. Par ailleurs, les risques de contamination au Covid au contact des patients font payer un lourd tribut au secteur."

Lode Godderis, CEO d’IDEWE, le groupe pour la prévention et la protection au travail, souligne, de son côté que "la deuxième vague a pesé lourdement sur le personnel soignant. En effet, ils savent qu’ils devront, après le coronavirus, rattraper leur retard en matière de soins et d’interventions qui ont été postposées. Cette pression mentale a fait décrocher beaucoup de personnel."

Ainsi, IDEWE et Acerta s’accordent à dire que "non seulement le coronavirus, mais aussi la pression psychosociale rendent le personnel soignant malade."

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Deux solutions pour lutter contre l’absentéisme

La pandémie de coronavirus a fortement fragilisé le personnel soignant. Face à cette réalité, l’épargne-carrière, qui permettrait au travailleur d’épargner le surplus de jours afin de prendre congé ultérieurement, ainsi que l’augmentation de l’autonomie du personnel, sont deux solutions envisagées par Benoît Caufriez pour garder les équipes motivées et donner un nouvel élan au secteur.

"L’autonomie est la clé. Permettez aux membres du personnel soignant d’avoir plus de contrôle sur leur vie professionnelle. C’est le bon moment pour envisager un système d’épargne-carrière. Les gens peuvent ainsi s’aménager plus de temps pour respirer quand cela les arrange. Ou un système permettant au personnel de déterminer ou de composer lui-même ses horaires de travail", propose-t-il.

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