Le SIAMU réclame plus d'effectifs

Le SIAMU réclame plus d'effectifs

Lors de la séance de la Commission spéciale du SIAMU du mardi 6 mars, les membres auditionnés ont fait écho d’un manque d’effectifs dans l’institution des pompiers bruxellois depuis la naissance de la Région. Ce serait ce sous-effectif qui aurait obligé des opérationnels à s’occuper de la gestion des marchés publics et occasionné les faits reprochés.

Pour comprendre les ingérences du SIAMU, une Commission spéciale a été mise sur pied et se réunit tous les mardis afin d’entendre les membres anciens et actuels de l’institution. Après les membres du service logistique, ce sont des membres de l’encadrement des pompiers qui ont été auditionnés le 6 mars et ont dénoncé un manque d’effectifs pour gérer les marchés publics. En parallèle, sur le terrain, suite aux revendications des syndicats, douze pompiers-ambulanciers se sont ajoutés au personnel de garde.

Un cadre administratif limité

La Commission spéciale du SIAMU a auditionné, mardi 6 mars, 7 membres actuels et anciens de l’encadrement de l’institution. De cette séance, il est ressorti que l’administration des pompiers aurait été en sous-effectifs pour gérer les marchés publics. C’est ce qui aurait obligé des opérationnels à prendre en charge cette mission.

Selon Francis Boileau, qui a été directeur-adjoint du SIAMU jusqu’en 2010, les efforts de renforcement de l’administration ont ainsi été limités, laissant toute la gestion administrative aux pompiers. Il est rejoint sur la question par Kurt Vermeulen, le spécialiste des marchés publics engagé en janvier dernier au SIAMU, qui indique que l’institution était privée d’une structure digne de ce nom pour gérer les marchés publics. Il a donc dû mettre en place une procédure pour donner des formations sur le sujet.

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Les bouleversements de statut en cause

Pour l’ancien directeur-adjoint du service des pompiers, le cadre administratif était déjà limité au temps de l’Agglomération bruxelloise, mais il bénéficiait alors d’un soutien administratif de la part de ses services centraux. Ce serait donc depuis les débuts de la Région bruxelloise que la situation de l’administration du SIAMU aurait commencé à poser problème. Francis Boileau a aussi dénoncé le changement de statut en Organisme d’Intérêt Public (OIP) effectué en 1996, qui ne serait selon lui pas adapté au service du SIAMU.

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Sur le terrain, les syndicats satisfaits

Si l’administration du SIAMU était en sous-effectifs, ce serait aussi le cas du personnel de garde. En effet, depuis quelques semaines, les syndicats réclamaient une augmentation du personnel et s’était mis en grève dans cet objectif. Une augmentation de douze pompiers-ambulanciers a donc été mise en place pour une période d’essai de trois mois. Une évaluation sera ensuite effectuée. Les syndicats des pompiers bruxellois se sont déclarés satisfaits de la décision.



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