Liège alloue plus d'1 million d'euros pour une SCMR

Liège alloue plus d'1 million d'euros pour une SCMR

Après l’adoption de la résolution pour la création de salles de consommation à moindres risques (SCMR) par le Parlement, des expériences pilotes seront bientôt menées en Wallonie. Liège prépare le terrain pour ouvrir sa première « salle de shoot ». La Ville a débloqué un budget d’1 million d’euros pour l’occasion.

Liège fait des pas concrets pour l’ouverture de sa première salle de consommation à moindres risques (SCMR). Le parlement wallon a adopté, le 23 mai dernier, la proposition de résolution concernant la mise en place d’expériences pilotes afin de réduire les risques liés à la toxicomanie de rue. En janvier 2018, le Conseil Communal de Liège avait voté à l’unanimité en faveur de l’ouverture d’une « salle de shoot ». Ce lundi 28 mai, ce Conseil a choisi, à l’unanimité, la fondation privée Tadam en tant que responsable de la mise en œuvre et de la gestion d’une SCMR et a débloqué 1 million d’euros pour sa mise sur pieds.

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La première SCMR verra bientôt le jour

Plusieurs démarches ont été faites par le bourgmestre liégeois, Willy Demeyer. Après une première entrevue décevante avec Maggie De Block, la ministre de la Santé, il s’est adressé au ministre de la Justice, Koen Geens, le 16 mai 2018. Le ministre fédéral de la Justice lui a confirmé que l’accord de gouvernement ne prévoit pas de modification de la loi de février 1921 relative à la consommation de produits stupéfiants. Cependant, il lui a conseillé de relancer la proposition de loi.

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Le succès est au rendez-vous

La ville de Liège n’est pas la seule à demander une SCMR. Bruxelles, mais aussi Charleroi envisagent ce type de structure. La consommation de drogues dans la rue pose problème aux habitants, notamment dans les banques et dans certains quartiers. Ce lundi, le Conseil Communal de Liège a désigné, à l’unanimité, la fondation privée Tadam en tant que responsable de la mise en œuvre et de la gestion d’une SCMR. La ville a débloqué plus d’1 million d’euros pour son ouverture, qui est prévue en septembre prochain. Tadam avait déjà été à l’origine d’un projet-pilote lancé dans la Cité Ardente en 2013.

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Une politique efficace dans toute l’Europe

La politique de réduction des nuisances engendrées par la toxicomanie de rue semble petit à petit s’imposer partout en Europe. L’ouverture de ce type de salle permet d’encadrer la consommation de drogue, de limiter les risques d’overdose puisque les personnes toxicomanes sont en relation avec des soignants compétents en matière d’addiction. Les SCMR réduisent aussi les problèmes de nuisances publiques, comme la consommation visible. En Belgique, le secteur associatif soutient, depuis des années, la création de ce type de salles, qui existent déjà dans plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et le Luxembourg. Leur bilan est largement positif, tant pour les utilisateurs de drogues que pour la population.

La rédaction



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