Au moins 600 volontaires pour former la réserve médicale à Bruxelles

Au moins 600 volontaires pour former la réserve médicale à Bruxelles

Tandis que la Belgique attend le pic de l’épidémie de Covid-19, les mesures préventives se multiplient. Iriscare, organisme d’intérêt public bicommunautaire, a choisi de lancer une plateforme accueillant des volontaires afin de former une liste de réserve du personnel médical pour la région bruxelloise. Lancée le 19 mars, elle comptait ce mercredi 25 mars déjà plus de 600 volontaires. Cela ne sera pas de trop pour venir en aide aux hôpitaux de Bruxelles, qui sont déjà énormément sollicités, bien que le paroxysme de la situation ne se soit pas encore manifesté.

Dans les centres de soins belges, on le sait, le pic de contamination n’est pas encore arrivé. Mais il est imminent, alors on se prépare. Jeudi dernier, Iriscare a mis en place une plateforme pour recenser les volontaires souhaitant faire partie d’une réserve médicale. Les citoyens visés sont particulièrement ceux ayant une expérience dans le domaine médical. On entend par là les retraités du secteur, et les étudiants en médecine, de leur deuxième à leur septième et dernière année de formation, qui multiplient de tous temps les expériences pratiques.

A l’heure actuelle, les volontaires pourront être déployés dans les établissements de soins qui en ont besoin. Sven Heyndricks, porte-parole d’iriscare, confirme : « Ce matin, nous étions à 600 volontaires. Cela monte quand même assez vite. Nous espérons que cela va continuer. Nous souhaitons faire plus connaitre la plateforme. Le but est de se préparer à Bruxelles. Plus la situation s’étend dans la durée, plus elle deviendra dure, et plus le personnel de soin sera touché. Nous préparons cette réserve pour la mettre à disposition des institutions de soins. » Comme certaines institutions de soins ont contacté les administrateurs de la plateforme pour entrer en contact avec les volontaires, il est sûr que plusieurs ont démarré leur service en faveur de la communauté.

Besoin de personnel qualifié

En effet, il existe un besoin réel dans les hôpitaux bruxellois, car on manque de personnels qualifiés, notamment dans les services de soins intensifs. Benoît Debande, directeur général administratif du Chirec, indique à Sudpresse : « Au niveau de Saint-Anne et de Braine, nous avons rempli notre capacité de soins intensifs. Sur Delta, nous avons trois unités de soins intensifs (USI) et on vient d’en ouvrir une quatrième. Mais on sent la marée qui monte. Il faut avoir des médecins et des infirmières en suffisance pour les staffer. Le problème qui arrive maintenant, c’est qu’on commence à manquer à la fois de médecins et d’infirmières. Pour les deux, ce sont des compétences très particulières. »

Autres points noirs : la situation concernant les ressources en médicaments. Plus particulièrement, ceux utilisés par les services de soins intensifs. Benoît Debande s’alarme dans les colonnes de SudPresse : « les stocks de produits que l’on utilise d’habitude sont en train de s’épuiser ». Et il est difficile d’en racheter. En effet, les hôpitaux enregistrent moins de recettes depuis le début de la crise sanitaire liée au coronavirus, et surtout depuis le début du confinement. En parallèle, les prix pour les matériels sont en constante augmentation, du fait de la demande qui suit le même chemin. C’est notamment le cas pour les fameux masques FFP2. Il faut donc espérer que durant le pic, les hôpitaux bruxellois pourront compter sur du matériel et du personnel en quantité suffisante afin de pouvoir lutter efficacement.

C.D

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