La première maison de transition wallonne ouvre ses portes à Enghien

La première maison de transition wallonne ouvre ses portes à Enghien

Ce 14 janvier, la première maison de transition pour détenus en Wallonie a ouvert ses portes. GrÍ¢ce à ce projet, le gouvernement veut faciliter la réintégration des détenus dans la société. Des spécialistes de G4S Care, la filiale de la société de sécurité G4S qui accompagne les personnes en situation précaire, ainsi que Exodus Nederland seront responsables de l’encadrement des détenus dans la maison de transition.

- [A lire] : Maison de transition : accompagner les détenus jusqu’à leur sortie

Le concept de maison de transition est nouveau en Belgique : des détenus sont accompagnés à la fin de leur peine hors des murs de la prison afin d’être réinsérés dans la société. Les participants qui résident dans les maisons de transition sont des profils “à faible risque”, pour qui un environnement à haute sécurité n’est pas une nécessité. Ils ne constituent donc pas une menace pour les riverains. Au regard du concept, la Belgique s’est inspirée de celui qui existe déjà aux Pays-Bas. Les maisons de transition font partie intégrante de la politique de détention depuis 35 ans. Le succès de cette forme de détention a été prouvé scientifiquement. Il s’est aussi avéré que les participants des maisons de transition aux Pays-Bas courraient moins de risque que les autres détenus de retomber dans la criminalité.

Afin de parvenir à une plus grande différenciation dans la politique de détention en Belgique, le ministre de la Justice Koen Geens a décidé de donner une chance à ce concept en Belgique, dans le cadre du Masterplan « Prisons et internement ». « Un détenu doit se préparer à sa réinsertion dans la société. Une maison de transition donne au détenu la chance de vivre progressivement cette transition. Les détenus y habitent en toute autonomie, cherchent un emploi et s’occupent de l’entretien. En outre, le risque de récidive diminue après un séjour en maison de transition. Je suis heureux qu’Enghien se joigne aujourd’hui à ce nouveau projet afin de contribuer à une société plus sûre », a pointé Koen Geens.

- [A lire] : Ouverture à Malines de la première maison de transition

Deuxième projet pilote, après Malines

La maison de transition d’Enghien est, après Malines, une deuxième phase du projet pilote. Enghien devient ainsi la première ville wallonne à disposer d’une maison de transition. Le fonctionnement des deux maisons de transition sera évalué après un an. Une évaluation positive pourrait permettre une expansion du concept dans d’autres villes. Jusqu’à présent, la Ville de Malines et le SPF Justice sont satisfaits du fonctionnement de la maison de transition à Malines. Le bourgmestre Olivier Saint-Amand est convaincu que cette coopération sera également couronnée de succès à Enghien.

« En donnant une chance à ce nouveau concept, nous voulons contribuer à une société inclusive et plus sûre. Nous croyons à la réussite de ce projet et avons confiance dans la coopération avec le système pénitentiaire et les opérateurs de la maison de transition. Dans le cadre de ce projet, la sécurité de nos riverains est centrale et nous continuerons à la garantir », a déclaré Olivier Saint-Amand, Bourgmestre d’Enghien.

- [A lire] : Neuf détenus de Forest, chefs d’orchestre de concerts de classique

Guidage constant

La maison de transition d’Enghien peut accueillir 15 participants. Un système de contrôle d’accès et de caméras de sécurité garantit que les participants - comme ce qui se fait dans les prisons - ne peuvent pas simplement quitter la maison de transition. Les participants des maisons de transition sont encadrés par des travailleurs sociaux, des psychologues et des criminologues de G4S Care. Ces spécialistes ont pour objectif d’aider les détenus à redevenir des membres autonomes de la société. Ils sont assistés dans cette tâche par les professionnels d’Exodus Nederland, qui est responsable de l’exploitation des maisons de transition aux Pays-Bas.

- [A lire] : Anciens détenus : le chemin de croix pour la réinsertion



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus