La Wallonie dit "stop" au sexisme !

La Wallonie dit

Un nouvel outil voit le jour pour lutter contre le sexisme en Wallonie ! Créée par l’entreprise sociale JUMP et soutenue par Alda Greoli, la ministre en charge de l’Egalité des chances et des Droits des femmes au gouvernement wallon, la plateforme Stop au sexisme proposera différents outils pour identifier le sexisme et y faire face.

En 2014, la Belgique se dotait d’une loi fédérale pour condamner le sexisme. Depuis, les différents niveaux de pouvoir se sont attelés à la tâche, afin de favoriser l’égalité hommes-femmes au travail, mais aussi dans les lieux publics ou encore au sein du foyer familial, en luttant contre les violences conjugales. Dans cet effort commun, la Wallonie n’est pas en reste. Suite à une campagne d’annonce radio qui a duré une semaine entière, la plateforme Stop au sexisme, créée par JUMP, a été lancée le 19 mai dernier. Le site web est soutenu par la ministre wallonne en charge de l’Egalité des chances et des Droits des femmes, Alda Greoli, et tentera d’informer sur la problématique du sexisme tout en proposant des solutions pour le faire reculer. En effet, celui-ci est malheureusement toujours bien présent, malgré une véritable libération de la parole des femmes.

Un outil pour faire face au sexisme

Dans le cadre du mouvement #MeToo qui a renforcé l’attention sur le sexisme, engendrant de nombreux articles, livres et réalisation d’outils pour faire face à cette discrimination, il était important selon la ministre Alda Greoli de se doter d’une plateforme qui rassemble ces informations pour en améliorer l’accès. Grâce au soutien de la Région, l’entreprise sociale JUMP a créé le site web www.stopausexisme.be qui est à disposition de tous les opérateurs (associations, institutions, universités…) pour diffuser le résultat de leur travail. Le site recense notamment des articles pour identifier les différentes formes de sexisme et des vidéos pour répondre aux remarques humiliantes.

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Une enquête aux résultats alarmants

La Wallonie avait déjà soutenu l’enquête réalisée par JUMP en 2016 pour objectiver les différentes formes de sexisme et leur impact sur l’égalité entre les femmes et les hommes, et financé, en 2017, une vidéo illustrant les résultats de l’enquête pour les diffuser le plus largement possible. Elle révélait en effet que presque toutes les femmes auraient déjà subi des comportements sexistes, en priorité dans la rue ou les transports en commun (pour 98% d’entre elles), mais aussi dans les lieux publics (95%) et au travail (94%). Une femme sur deux aurait déjà été agressée physiquement dans la rue ou dans les transports en commun, une femme sur trois dans les lieux publics et 9% au bureau. Près de 12.000 personnes ont ainsi vu une des versions « longue » et « courte » de la vidéo de sensibilisation sur Facebook et plus de 4.000 sur Youtube.

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Sensibiliser au sexisme pour stopper la culpabilisation des femmes

L’initiative Stop au sexisme, la ministre Greoli y est donc largement favorable. « La Belgique est le premier pays à s’être doté, en 2014, d’une loi définissant et condamnant pénalement le sexisme . Malgré cette première mondiale, le sexisme et ses agressions verbales ou physiques restent très présents, y compris sur les réseaux sociaux. Or, le sexisme, s’appuyant sur les stéréotypes de genre, alimente les violences faites aux femmes. La sensibilisation aux différentes manifestations de sexisme est donc soutenue prioritairement, afin d’éduquer les esprits et faire reculer le nombre de victimes de comportements encore trop considérés comme ordinaires », a-t-elle déclaré.

En effet, le sexisme a des répercussions importantes sur la santé physique et psychologique des femmes. Suite à un comportement sexiste, près d’1 femme sur 5 s’est sentie coupable et 67% se sont senties vulnérables. Ces différents sentiments peuvent expliquer le faible taux de plaintes : les femmes n’ont pas toujours connaissance des lois qui les protègent et sont confrontées à des émotions qui ne leur donnent pas la force ni la légitimité de témoigner. Elles sont 81% à ne jamais avoir fait part de ces comportements aux autorités concernées (police, responsables des Ressources Humaines, syndicats). Afin de ne pas être confrontée de nouveau à ces situations, les femmes adaptent leur façon de s’habiller, de se comporter, leurs heures de sortie, les lieux fréquentés, ce qui constitue une entrave à leur liberté au quotidien.



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