Les CPAS font leur bilan en matière d'insertion

Les CPAS font leur bilan en matière d'insertion

Les derniers chiffres de la Fédération des CPAS viennent de sortir. Cette Radioscopie 2018 révèle une croissance importante du taux d’insertion des bénéficiaires, tandis que leur nombre a aussi augmenté. Suite à ces résultats, la Fédération demande un maintien, voire une amplification des moyens pour l’insertion socioprofessionnelle.

En dépit d’une forte augmentation du nombre de bénéficiaires, les CPAS ont réussi à augmenter de façon significative leur taux d’insertion socioprofessionnelle. Alors que le nouveau plan wallon de lutte contre la pauvreté vient d’être lancé, la Fédération des CPAS attend ainsi de réelles mesures pour pouvoir renforcer encore son impact.

Des chiffres positifs pour l’insertion

La Radioscopie 2018 relève les chiffres des CPAS au 1er janvier 2017. Quelques mois plus tôt, en septembre 2016, la politique des CPAS avait été profondément transformée avec l’obligation de la signature d’un Projet Individualisé d’Intégration (PIIS) pour tous les bénéficiaires du Revenu d’Intégration Sociale (RIS). Certains aspects de cette mesure, comme le service communautaire, font d’ailleurs toujours l’objet de critiques. A cette date, 22.396 personnes avaient réussi à rentrer dans l’un des 3 volets de l’insertion socioprofessionnelles, c’est à dire qu’ils avaient trouvé un emploi ou suivaient une formation ou des études. Cela représente une augmentation de 37% du taux d’insertion par rapport à 2014. Parmi ces personnes en réinsertion, 7.000 avaient trouvé un emploi, dont 5.800 sous contrat "article 60’. Enfin, 5.208 bénéficiaires étaient inscrits en formation professionnelle, dont 27.5% pour une formation au sein du CPAS.

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Beaucoup d’étudiants

Le bilan de l’insertion fait aussi état de 10.188 bénéficiaires du CPAS dans l’enseignement supérieur. 32% d’entre eux étudiaient dans l’enseignement non-universitaire et 14% à l’université. Si cela est considéré comme une forme d’insertion, Alain Vaessen, directeur général de la Fédération des CPAS wallons, rappelle que ce n’est pas nécessairement un constat rassurant. Au sujet du nombre d’étudiants, il a expliqué : "C’est donc l’aide financière des CPAS qui leur permet de suivre leurs études. Leur nombre interpelle. C’est vraiment le signe d’une précarisation croissante", rapporte L’Avenir.

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Une réalité de plus en plus difficile

Si le taux d’insertion dans les CPAS a largement augmenté, le nombre de bénéficiaires aussi. En effet, en 3 ans, le nombre de personnes touchant le RIS ou une aide sociale équivalente a augmenté de près de 29%. C’est donc une charge de plus pour les agents d’insertion, dont le quotidien est déjà complexe. La Fédération des CPAS a donc demandé que les moyens alloués à l’insertion socioprofessionnelle pour les CPAS soient maintenus ou renforcés, comme par exemple la possibilité du recours aux contrats "article 60" et "article 61". Elle a aussi demandé plus de moyens pour l’insertion et le soutien aux personnes les plus éloignées de l’emploi. Dans ce but, le ministre fédéral en charge de l’Intégration sociale, Denis Ducarme, a justement prévu un budget de 15.6 millions d’euros pour les CPAS.

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La rédaction



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