Move, un outil reformé pour lutter contre l’exclusion

Move, un outil reformé pour lutter contre l'exclusion

L’ancienne ASBL Lutte contre l’Exclusion Sociale (LES) à Molenbeek est en pleine transformation depuis plusieurs mois. Récemment, l’association a changé de nom en "Move" (Molenbeek Vivre Ensemble), afin de ne plus inciter à la stigmatisation.

La lutte contre l’exclusion sociale est devenue actuellement un impératif des acteurs publics de la société. Les problématiques de la pauvreté, de l’exclusion sociale désormais rapportées à la question fondamentale des droits de l’Homme, orientent et incitent, de plus en plus, les débats et les innovations, à tous les niveaux de pouvoirs. Un exemple parlant est l’ASBL LES à Molenbeek, qui, depuis plusieurs mois, a entamé un processus de réformation et de restauration afin de se concentrer davantage sur l’émancipation des jeunes. L’association a même changé de nom, à savoir "Move" (Molenbeek Vivre Ensemble), précisant que l’ancien nom était perçu comme trop stigmatisant, écrit La Dernière Heure.

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Une réforme assez lente

L’ASBL paracommunale Lutte contre l’exclusion sociale (LES) a étais créée dans les année ’90 et à l’époque le conseil d’administration était composé exclusivement du collège communal. En 2012, ce conseil a, finalement, accepté de s’ouvrir à l’opposition et actuellement, un pas de plus a été fait dans ce sens. La commune a annoncé que le conseil d’administration sera également ouvert à la société civile.

L’actuelle présidente de la LES et l’échevine de la Cohésion sociale, Sarah Turine (Ecolo), a déclaré pour la DH qu’un processus de dépolitisation de l’ASBL a lieu en ce moment : "Nous avons envie de dépolitiser le fonctionnement de l’association. La LES a toujours été un objet politique, mais nous voulons maintenant rassembler un maximum de personnes qui font partie du secteur."

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Quel est but de ces changements ?

Selon la présidente, le but de cette réforme est d’abandonner l’approche trop protectrice de "grands frères" et de se concentrer davantage sur les jeunes : "Nous voulons travailler sur l’émancipation des jeunes. Pour cela, il faut outiller et former les animateurs et créer des liens entre les services", explique-t-elle à la DH.

Depuis plusieurs mois, un long travail avec les animateurs a été fait dans le but de définir une charte et de concrétiser quelles sont les valeurs, la vision et les missions de cette association, qui semble revenir dans les mains des travailleurs sociaux. L’intérêt de ces changements réside aussi dans la volonté de rendre l’ASBL plus collective et de rassembler les différents acteurs.

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Créer une dynamique positive et faire revenir les jeunes

De plus, cette ASBL organise actuellement plusieurs activités pour les femmes dans le but d’instaurer une dynamique plus positive qu’avant. La maison de quartier a elle aussi était réformée et, d’ailleurs, l’association a annoncé que d’autres changements seront envisagés dans l’avenir, l’objectif étant de mélanger les différents publics des quartiers. En ce qui concerne les jeunes, l’ASBL a déclaré qu’elle est prête à donner les clés de pouvoir mettre en place des projets par eux-mêmes. "Nous avons aussi mis en place des choses pour faire revenir les grands jeunes dans ces maisons dans lesquelles ils ne trouvaient plus leur place", écrit la DH.

La rédaction



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