Et donc, cette rentrée 2017, qu’est-ce qui a avancé ?

Et donc, cette rentrée 2017, qu'est-ce qui a avancé ?

Cette rentrée semble plus difficile que les précédentes. En cause : la crise politique qui traverse le pays et rend incertains plusieurs dossiers cruciaux pour le monde associatif. Petit tour d’horizon des réels changements opérés par les gouvernements.

C’est bien la rentrée, depuis maintenant 3 semaines. Petits et puis grands ont tous repris le chemin de l’école, des cours et du travail. Bruxelles et la Wallonie sortent de leur torpeur et s’animent. Tous s’activent et s’attèlent aux tâches qui leurs sont confiées. Tous, vraiment ? Pas sûr… il semblerait que certains élus résistent encore et toujours à l’envahisseur. Concrètement, qu’est-ce qui a réellement avancé, depuis mai, mois fatidique de la rupture entre les partis de la majorité ? Telle est la question. Quant à sa réponse…

L’ Aide à la jeunesse

Entendez par là, le fameux Décret Code de l’Aide à la jeunesse. Proposé par le ministre en charge, Rachid Madrane, comme LA solution à un secteur qui n’a pas renouvelé ses pratiques depuis plus de 20 ans, le texte, approuvé en deuxième lecture au gouvernement en avril dernier, fait des déçus. Dont le principal, le secteur lui-même. Manque de concertation, augmentation de l’âge des prises en charge, la place des FQI (faits qualifiés infractions) mise largement en avant dans le texte alors que dans les faits, la situation concerne moins de 10% des jeunes… le secteur s’interroge. Le Cabinet lui répond.

En parallèle, les relations cdH-PS se détériorent. Et ce sont les ASBL du secteur qui en pâtissent. Grâce au refinancement du secteur en novembre 2016, des subsides sont accordés. Oui mais, voilà. Le cdH, après recherches, se rend compte que plusieurs des sommes sont attribuées majoritairement à des associations ‘rouges’ ou à des structures proches de l’ISPPC, déjà critiquée notamment par le magazine Alteréchos, pour son opacité, tout comme son directeur, Alberto Mulas, proche collaborateur du ministre Madrane et un peu trop généreux avec l’argent public. Dans l’atmosphère ambiante, suite aux révélations sur le Samusocial qui ont choqué l’opinion publique très fortement, ce genre de favoritisme fait tache.

Suite à un Communiqué du PS accusant le cdH de bloquer le financement des places en Aide à la jeunesse, le partenaire politique rétorque et dénonce l’attitude « ignoble des socialistes dans ce dossier. »

Début septembre, les deux partenaires se réunissent néanmoins pour examiner les dossiers de plusieurs ASBL du secteur, en vue de l’attribution ou non de leurs subsides. 5 associations sur 9 sont dans le vert et voient leurs activités reprendre pour la rentrée.

Pour le reste, on en est où ? En ce qui concerne le décret Code, interrogé par le Guide Social, le Cabinet Madrane précise « En ce qui concerne la situation actuelle, jeudi prochain la conférence des Présidents va établir un ODJ des prochaines commissions. On reprendra dès lors les débats là où ils s’étaient arrêtés en juin. Concrètement : Débat en commission du code et Passage en séance plénière (on espère avant la fin de l’année). » Un petit espoir pour le secteur, donc…

Le statut des accueillantes d’enfants

Compétence qui appartient à la ministre de l’Enfance, Alda Greoli, le dossier sur le statut des accueillantes d’enfants avançait et plutôt bien. La ministre, interrogée à ce sujet par le Guide Social en avril dernier, précisait « En ce qui concerne le statut des accueillantes encadrées, j’ai établi une trajectoire budgétaire et j’ai obtenu au gouvernement les moyens pour lancer concrètement la mesure. »

Arriva Benoit Lutgen… Suite à la crise, le dossier est mis « au frigo ». Les accueillantes sont furieuses. Et descendent dans les rues pour le montrer.

Depuis, c’est le silence. Interrogé à ce sujet par le Guide Social, le Cabinet Greoli n’a pas encore donné de réponse. On attend.

Le Non-marchand

Egalement sur le devant de la scène depuis presqu’un an, le secteur non-marchand attendait ses accords avec impatience. Les derniers datant de 2010, on peut comprendre son engouement. Suite à plusieurs actions menées dans les rues tant de la capitale qu’à la Région wallonne, à l’attention de tous les gouvernements, les résultats semblent apparaitre : le Fédéral et Bruxelles font un premier pas vers le secteur. La Région wallonne, en revanche, reste plus que prudente dans les négociations.

Arriva Benoit Lutgen… Coup de théâtre : la FWB interrompt toutes les négociations, malgré les avancées.

Depuis la rentrée, la nouvelle majorité a été formée en Région wallonne. Le secteur a repris les armes. Contactées par le front commun, la FWB et la Région wallonne n’avaient toujours pas réagi, même si, d’après Christian Masai, porte-parole du Setca, au niveau de la FWB, « Nous sommes en attente, mais j’ai eu un contact avec le cabinet du Ministre Président qui m’a effectivement confirmé qu’il reprendrait l’initiative. On devrait peut-être avoir encore un retour pour l’initiative d’une réunion pour relancer la négociation. »

Début de semaine, le ministre président wallon, Willy Borsus, a enfin donné suite aux courriers adressés pendant l’été. Une réunion est prévue le 12 octobre prochain et le secteur espère que le nouveau gouvernement repartira sur les mêmes montants que l’ancien. Au niveau de la FWB, en revanche, c’est toujours le silence complet. On attend.

A suivre…



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