La griotte de la semaine : "Travailleur social, le pro de la précarité"

La griotte de la semaine:

Au menu de la griotte de la semaine : de gros barbus joufflus, l’odeur du vin chaud et des nez bouchés.

Cette semaine, alors que dans mon quartier, les effluves d’urine ont éphémèrement été substituées par celles du vin chaud frelaté, je me suis demandé si les fêtes de fin d’année avaient le pouvoir d’évincer de la même manière d’autres d’odeurs.

Prenons l’exemple du fumet subtil de la précarité qui émane de plus en plus dans nos villes et nos campagnes… Si l’on en croit Solidaris, en 2019, 48 % des travailleurs seraient en difficulté financière. Et on ne parle même pas des malades et des chômeurs… Face à ce constat, je ne suis pas certain que se gaver de Ferrero Rocher devant la rediffusion du Père Noël est une ordure pourra maintenir l’illusion…

Non, le parfum de la précarité, ça pue tellement, que même les promos dans les magasins, les jingles au son de cloches et les oh oh oh de gros barbus joufflus n’arrivent pas à le masquer efficacement.

Pour se défaire de ce miasme, il faudrait plus qu’une fête... Cela nécessiterait un vrai travail de fond avec des personnes qui font bouger les choses. En gros, il faudrait beaucoup de sous, des travailleurs sociaux et des gens qui les soutiennent…

Ah… Et ça n’existe pas ? Ironiquement, je vous dirais que si vous voulez renifler la fragrance de la précarité, il vous suffirait de vous approcher d’un travailleur social : insécurité, CDD, intérim, dépendances aux subsides, aux politiques et aux projets foireux.

On vit donc dans une société où les personnes les plus à même de vous aider à sortir de la misère sont les plus susceptibles d’en souffrir eux-mêmes… Et pire… Ce n’est pas prêt de changer…

Bref, en espérant que le miracle de Noël puisse un jour avoir lieu, il ne me reste qu’à me boucher le nez, tout en vous souhaitant de belles fêtes de fin d’année…

M.

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