Les volontaires ont besoin de jours de congé !

Les volontaires ont besoin de jours de congé!

La plateforme francophone du volontariat dévoile son carnet de doléances, en vue des élections. Au programme, faciliter l’engagement des bénévoles et de ceux qui pourraient le devenir.

[DOSSIER spécial élections]
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Le scrutin de mai se profile à l’horizon  ! L’occasion pour les associations et fédérations de faire entendre leurs voix. C’est au tour de la plateforme francophone du volontariat (PFV) de scander ses revendications. Elle demande, notamment, le dégagement de jours de congé pour les volontaires et la valorisation du volontariat auprès des demandeurs d’emplois.

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Offrir la possibilité du volontariat à tous

La Belgique compte 1,2 millions de volontaires. En majorité, ils prêtent mains fortes à de toutes petites ASBL ou associations de fait. Pour la PFV, le volontariat est un droit qui se doit d’être accessible à tous. Et, pourtant, dans les faits, il existe beaucoup de freins à l’engagement volontaire. Raison pour laquelle, la plateforme demande, entre autres, aux différentes autorités de donner du temps à ces bénévoles, sous la forme de 8 demi-jours de congé citoyens. Un droit qui vaudrait aussi pour les étudiants, nombreux à s’investir dans le bénévolat.

Dans un second temps, la PFV aimerait ouvrir la porte du volontariat à plus de personnes, y compris les demandeurs d’emplois. Une volonté qui ne peut se réaliser sans une meilleure formation les agents du Forem et d’Actiris et des syndicats, au volontariat. «  Généralement les agents en contact avec les demandeurs d’emploi méconnaissent le volontariat et fournissent des informations erronées  », explique-t-elle. Et, pourtant, une expérience bénévole sur un CV peut être déterminante dans la recherche d’un emploi.

Un fois mis au courant, un chômeur voulant s’engager dans une activité volontaire doit remplir un formulaire, le remettre à son organisme de payement et attendre une réponse positive de l’ONEM. Une lourdeur administrative qui en décourage plus d’un et qui met le chômeur à la merci de l’appréciation des travailleurs de l’ONEM, connaissant généralement peu le monde associatif. LA PFV demande la suppression de ce formulaire.

- [A lire]  : Travail associatif, APE... : qu’est-ce qui attend les ASBL ?

Dépasser les frontières

Le volontariat, c’est aussi la possibilité de découvrir de nouveaux pays et univers. Dans ce cadre, la PFV aimerait faciliter le volontariat transfrontalier au sein de l’Union. S’il va être compliqué d’obtenir une définition européenne du bénévolat, la plateforme prône, dans un premier temps, une harmonisation des cadres légaux des différents pays. De même, il est «  important de répertorier les pratiques de chaque pays afin que tout Européen puisse facilement connaître le cadre dans lequel il réalisera le volontariat  ».

Finalement, la PFV demande l’augmentation des recherches et études sur le volontariat, à la fois en Belgique et en Europe. Une grande enquête de la Fondation Roi Baudoin va mesurer, cette année, l’engagement volontaire et ses freins en Belgique. Une initiative que la plateforme aimerait voir se répéter tous les trois ans.

Vous êtes administrateur d’une ASBL ou d’une association de fait  ? Venez découvrir ce que la PFV aimerait mettre en place à ce niveau-là sur monasbl.be.



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