Elections : les psychomotriciens veulent de la reconnaissance

Elections: les psychomotriciens veulent de la reconnaissance

L’Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones a sorti son cahier de revendications en vue des élections.

Les élections du 26 mai se profilent de plus en plus nettement à l’horizon  ! L’occasion pour les associations et fédérations de faire entendre leurs voix. Aujourd’hui, c’est au tour de l’Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones (UPBPF) de clamer ses revendications. En ligne de mire, la reconnaissance de la psychomotricité en tant que profession paramédicale à part entière et sa plus grande implication au sein de certaines structures.

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La reconnaissance de la profession et de sa formation

Pour rappel, en 2016, Maggie De Block, ministre de la Santé, avait refusé que les psychomotriciens soient reconnus en tant que profession paramédicale. Et, pourtant, «  vu les réalités issues de l’évolution de la société, le psychomotricien est un acteur essentiel du développement de l’enfant et du soin aux personnes fragilisées  », explique l’Union. Il semble donc essentiel d’actualiser la réflexion faite autour des professions paramédicales et de leurs reconnaissances, en y ajoutant les défis actuels. Par exemple, comment développer une médecine préventive qui détecte et traite les difficultés avant leur aggravation  ? Dans ce cadre, l’UPBPF rappelle que la reconnaissance de la psychomotricité en tant que profession paramédicale à part entière des soins de santé deviendrait alors évidente.

Une non-reconnaissance qui a, selon l’UPBPF, « créé de la confusion et jeté un discrédit sur la qualité paramédicale de la formation  ». Or, le Bachelier en Psychomotricité est une très bonne formation paramédicale. Raison pour laquelle elle demande une mise en lien entre le Bachelier d’enseignement supérieur et des Masters universitaires ainsi que la création d’un «  Master en Thérapie Psychomotrice et en Recherche  ». Une manière pour les étudiants d’approfondir et asseoir leurs connaissances dans le domaine. Elle demande aussi de renommer les spécialisations pédagogiques à propos de l’objet psychomoteur afin de ne plus les confondre avec le Bachelier.

Le psychomotricien au sein des structures

Pour l’Union, le psychomotricien a sa place dans différents services, tel que l’enfance, le handicap ou la santé mentale. Mais son travail n’est pas encore assez cadré, financé ou officialisé. Par exemple, l’UPBPF rappelle que le psychomotricien est qualifié pour suivre le développement de l’enfant, spécialement lorsqu’il est entravé. C’est pourquoi il faut «  donner la possibilité aux structures suivant des enfants de faire appel à un psychomotricien, de manière officielle et structurelle  » (Services d’Aide à la Jeunesse, crèches, services de néonatologie, centres d’accueil pour migrants…).

Du côté du suivi des personnes handicapées ou âgées, l’UPBPF soutient que «  l’AViQ (Agence pour une Vie de Qualité) doit prévoir un cadre minimum permettant le travail spécifique (clairement défini) du psychomotricien au sein des structures accompagnant ces personnes  ». Finalement, elle demande des moyens financiers dédiés à la psychomotricité dans les services de soins de santé mentale. Elle rappelle que le psychomotricien est là pour comprendre et travailler sur les souffrances psychiques et émotionnelles d’une personne. Les troubles sont généralement ancrés dans le corps et influencés par les interactions avec l’environnement extérieur.

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Des psychomotriciens dans les écoles

L’UPBPF revendique, du côté de l’enseignement, l’engagement de psychomotriciens pour travailler en école maternelle, en complémentarité des maitres en psychomotricité. Cela permettrait, notamment, de détecter au plus tôt des retards de développement psychomoteurs. Dans les écoles d’enseignement spécialisé, les bacheliers en psychomotricité devraient obligatoirement avoir leur place dans l’équipe.

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