Santé et social : les études qui permettent de trouver un emploi rapidement !

Santé et social : les études qui permettent de trouver un emploi rapidement !

Actiris et le Forem ont recensé des dizaines de filières d’études permettant d’accéder à des métiers en pénurie. Parmi elles, nous retrouvons une série de professions de la santé et du social : infirmier, puériculteur, ergothérapeute ou encore logopède. Ces métiers offrent de nombreuses opportunités d’emploi.

La rentrée scolaire de septembre 2021 arrive à grands pas. Il ne reste donc plus que quelques semaines aux rhétoriciens qui sortent à peine de l’école mais aussi aux travailleurs qui souhaitent mener une reconversion professionnelle pour choisir une filière de formation. Une décision qui s’avère complexe tant l’offre est étendue…. Dans ce contexte, un argument fait la différence : certaines études mènent à des métiers en pénurie ! « Ces filières offrent beaucoup de débouchés et consiste en quelque sorte en une garantie d’emploi », rappelle Actiris. « Elles méritent donc une attention particulière de la part de celles et ceux qui souhaitent accéder rapidement à un emploi après leurs études. »

Le Forem et Actiris ont diffusé une liste de professions qui manquent cruellement de main d’œuvre et qui offrent donc, par essence, de nombreuses opportunités d’emploi. Parmi ces métiers, nous retrouvons plusieurs métiers du secteur psycho-médico-social.

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Bruxelles

Infirmier, peu importe la spécialité (excepté bachelier-accoucheuse)

« Le métier d’infirmier est une fonction critique par excellence, il apparaît chaque année depuis vingt ans comme profession présentant des difficultés de recrutement », analyse Actiris, avant de détailler : « Toutes les spécialisations ne rencontrent pas les mêmes obstacles. Les plus concernés sont l’infirmier breveté/gradué hospitalier, l’infirmier bachelier en gériatrie, en pédiatrie ou social. »

Pour embrasser cette carrière dans les soins, il faut décrocher un diplôme d’infirmier de l’enseignement supérieur et de l’enseignement professionnel secondaire complémentaire (EPSC), quatrième degré. La formation comporte des stages pratiques en milieu hospitalier, en maisons de soins et de repos, en établissements spécialisés dans le soins à domicile et dans d’autres structures de soins de santé.

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Puériculteur

Depuis plusieurs années, les employeurs rencontrent, sur le territoire bruxellois des difficultés à recruter des personnes en charge de l’accueil quotidien et de la garde d’enfants. Comment expliquer cette situation ? Pour les conseillers Actiris, le secteur souffre d’une pénurie quantitative, notamment de candidats néerlandophones. Les besoins de main d’œuvre sont énormes et le seront encore plus dans le futur. « En effet, le rajeunissement de la population viendra renforcer la demande pour cette profession à Bruxelles. L’augmentation du nombre d’enfants de moins de trois ans qui caractérise Bruxelles occasionne une hausse de la demande potentielle de places d’accueil (crèches, accueillants...), à laquelle l’offre devra s’adapter. »

Comment accéder à cette profession ? Depuis 2020, le Certificat d’enseignement secondaire supérieur (CESS) ou son équivalence est obligatoire pour travailler en tant que personnel d’accueil des enfants, en plus d’une qualification reconnue.

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Ergothérapeute

Parmi les professions relevant du secteur paramédical, celle d’ergothérapeute n’est pas forcément connue du grand public. La définition qu’en donne la Fédération Nationale Belge des Ergothérapeutes est « celle d’un professionnel qui accompagne les personnes présentant un dysfonctionnement physique, psychique et/ou social en vue de leur permettre d’acquérir, de recouvrer ou de conserver un fonctionnement optimal dans leur vie personnelle, leurs occupations professionnelles ou la sphère de leurs loisirs, par l’utilisation d’activités concrètes, s’y rapportant et tenant compte de leurs potentialités et des contraintes de leur environnement. »

Cette profession phare du secteur paramédical est touchée par des difficultés de recrutement depuis de nombreuses années. En cause : le manque de candidats qualifiés disponibles. Le métier, réglementé, nécessite un diplôme de bachelier professionnel en ergothérapie.

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Logopède

Ce métier, qui a pour mission de traiter les troubles de la voix, de la parole, du langage oral et écrit chez l’enfant, l’adulte ou la personne âgée, s’effectue souvent en partenariat avec d’autres professionnels de la santé comme les médecins, les psychologues ou encore les éducateurs. Il est possible d’exercer ce métier sous statut indépendant, à titre salarié ou contractuel dans une ou plusieurs structures.

Pour accéder à cette fonction, il faut être détenteur d’un diplôme de l’enseignement supérieur universitaire ou non universitaire, orientation logopédie-orthophonie. Avant de vous lancer sur le marché du travail, une démarche est à réaliser : introduire une demande d’agrément auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin de bénéficier d’un visa (autorisation à pratiquer).

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Kinésithérapeute

« Le kinésithérapeute, c’est quelqu’un qui s’occupe de tout ce qui est fonctionnel chez un patient. Notre métier, c’est d’essayer de maintenir le corps des patients le plus fonctionnel possible », pointe en Fabienne Van Dooren, directrice générale d’Axxon, association professionnelle belge des kinésithérapeutes. Il gère aussi bien les troubles musculaires, respiratoires ou encore neurologiques. Cette profession s’exerce souvent sous contrat dans un ou plusieurs établissements : hôpitaux, centres de rééducation, de thalassothérapie ou de remise en forme. Notons aussi que les horaires sont fréquemment irréguliers (tard le soir) et adaptés aux desiderata de la patientèle. Cette profession est souvent exercée à titre libéral.

« Sur la base des offres d’emploi reçues par Actiris, une pénurie d’ordre quantitatif est à l’origine du caractère critique de ces fonctions. Il existe des possibilités de recrutement importantes pour les personnes hautement qualifiées dans le paramédical », analyse Actiris. Pour accéder à cette profession, il convient d’obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur universitaire ou non universitaire, orientation kinésithérapie.

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Wallonie

Infirmier en soins généraux

Ce métier souffre sans conteste d’un manque de candidats aux offres d’emploi, ce qui induit pour les employeurs de vraies difficultés de recrutement. Point positif : en embrassant cette carrière dans les soins, les professionnels bénéficieront de nombreux débouchés ! En effet, selon le Forem, « le nombre d’opportunités d’emploi est en augmentation ces dernières années oscillant aux environs de 2.500 opportunités par an. »

La recherche urgente de ces professionnels s’exprime particulièrement dans certains secteurs, comme les maisons de repos. De manière globale, les secteurs d’activités les plus en demande de ce métier sont principalement l’action sociale et la santé. Viennent ensuite l’administration publique, les services aux particuliers et aux entreprises et l’éducation et formation.

Pour exercer ce métier sous contrat salarié, il convient d’avoir un diplôme de bachelier en soins infirmiers ou du brevet ou du titre d’infirmier/infirmière ou d’hospitalier/hospitalière. Autre condition sine qua non : être titulaire d’un visa autorisant à pratiquer, délivré par le SPF Santé publique.

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Infirmier en soins spécialisés

Le métier d’infirmier spécialisé est dit “en pénurie” de main d’œuvre en Wallonie. Face au vieillissement de la population et à la profonde mutation des métiers de soins et des formations, la profession cherche actuellement un second souffle. D’après le Forem, les employeurs proposent en majorité des contrats d’intérimaire ou des contrats à durée indéterminée et la province du Hainaut est la plus demandeuse.

De nombreuses formations sont disponibles pour exercer le métier d’infirmier en soins spécialisés, tant en enseignement de promotion sociale qu’en enseignement supérieur (hors université). Il existe ensuite de nombreuses spécialisations qui permettent d’exercer le métier d’infirmier en soins spécialisés (imagerie médicale et radiothérapie, oncologie, pédiatrie, salle d’opération, santé communautaire, santé mentale et psychiatrie, soins intensifs et aide médicale urgente, gériatrie et psychogériatrie). Ces formations sont proposées par des hautes écoles dans l’ensemble du pays.

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Aide familial

Travaillant exclusivement à domicile, l’aide familial a pour mission de faciliter le quotidien des personnes qu’il accompagne, de manière à ce qu’elles puissent continuer à rester à leur domicile. Ce métier est donc particulièrement centré sur le relationnel et la prise en charge des besoins.

Actuellement, ce métier est considéré comme fonction critique par le Forem. Concrètement, cela veut dire que les employeurs wallons rencontrent des difficultés de recrutement. Point positif : en embrassant cette carrière dans les soins, les professionnels bénéficieront de débouchés ! « En 2020, le Forem a diffusé 252 opportunités d’emploi d’intervenant.e à domicile (hormis celles provenant d’un autre Service Public régional de l’Emploi). La grande majorité des offres d’emploi concerne la profession d’aide familial », analyse le Forem.

Pour exercer ce métier, il convient de faire soit une formation aspirant en nursing, soit une formation d’aide familial. Ces deux formations de deux ans sont accessibles en école secondaire (à noter que la formation d’aide familial peut également être suivie en alternance, au sein d’un CEFA).

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Aide-soignant

L’aide-soignant est avant tout chargé d’administrer des soins d’hygiène aux personnes qu’il accompagne. Il s’occupe aussi des tâches logistiques et assure le service des repas. Les personnes dont il s’occupe sont principalement des personnes âgées ou dépendantes : il doit donc veiller à leur bien-être et à leur sécurité. Parmi ses tâches, on peut également retrouver l’administration de médicaments, les soins de bouche ou encore la mesure de certains paramètres (température, glycémie...).

« Les opportunités d’emploi dans ce métier sont en hausse ces dernières années atteignant environ 2000 opportunités d’emploi par an. Mais la proportion de contrat CDD semble indiquer un turnover important dans ce métier », analyse le Forem. L’enseignement de promotion sociale propose de nombreuses formations d’aide-soignant (actualisation des activités infirmières déléguées, sensibilisation aux soins palliatifs...) et a pour avantage de proposer des stages.

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Logopède

Le logopède traite l’ensemble des pathologies qui forment les troubles de la communication (troubles de l’articulation, de la voix, de la déglutition...). Son objectif est d’assurer le bien-être des personnes souffrant de ces troubles et de les corriger.

Le métier de logopède a considéré comme une fonction critique, selon les données du FOREM. Un manque criant de candidats a été identifié. « Les opportunités d’emploi dans ce métier évoluent à la hausse ces dernières années (de l’ordre de 300) », pointe-t-il. Et de rajouter : « Les emplois sous statut d’indépendant sont le type d’emploi le plus souvent proposé par les entreprises. Viennent ensuite les contrats à durée déterminée et de remplacement. Moins d’un quart des opportunités sont à temps plein, beaucoup d’entreprises proposent aux candidats des emplois à temps partiel. La plus grande part des opportunités pour le métier de logopède provient des provinces de Hainaut et de Liège. »

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Retrouvez, tout au long du mois d’août 2021, sur le Guide Social l’analyse détaillée de chaque métier :
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- Infirmier en soins généraux : métier en pénurie, nombreux débouchés
- Aide-soignant en Wallonie : 2.000 offres d’emploi par an !



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