Coronavirus : voici les recommandations pour les psychomotriciens

Coronavirus: voici les recommandations pour les psychomotriciens

Quels comportements doivent adopter les psychomotriciens face à la crise du coronavirus ? Pour guider ces professionnels, l’Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones a publié une série de recommandations. Elle les invite à suspendre leur activité en dehors des situations de grandes pathologies ou d’urgence. Voici le message de l’UPBPF :

Étant donné la nature des recommandations qui semble rendre la pratique de la psychomotricité plus compliquée, l’UPBPF, en accord avec la plateforme info-coronavirus.be, vous invite à suspendre votre activité en dehors des situations de grandes pathologies ou d’urgence, le temps de fermeture des écoles. Dans le cadre d’une pratique en institution, nous vous recommandons de vous référer à votre hiérarchie en tenant compte des recommandations officielles Si vous êtes dans une situation nécessitant la continuité de votre travail, nous vous recommandons d’annuler vos séances de groupe et de contacter les bénéficiaires (ou leurs parents) que vous suivez en individuel afin de prendre une décision concertée avec chacun d’entre eux.

Dans ce cas, nous vous convions au respect STRICT des différentes mesures d’hygiène et de distanciation sociale. Il sera important d’être attentif aux lavages des mains réguliers (avant et après chaque séance et dans le cas de contacts plus à risque), à l’utilisation de mouchoirs à usage unique, au nettoyage et, si possible, a la désinfection des différentes surfaces et de votre matériel.

Nous vous invitons à investir de façon plus importante vos qualités d’observations et de propositions garantissant, dans la mesure du possible, la distanciation sociale. Il sera donc important de privilégier les propositions de constructions, de jeux de représentations, etc. Nous vous recommandons de maintenir les prises en charge où ce type d’adaptation reste possible dans le bon déroulé du suivi.

Travailleurs indépendants : tout ce qu’il faut savoir

Dans le cadre d’une pratique d’indépendant, différentes mesures ont été adoptées par le ministre fédéral Ducarme afin de faire face à l’impact économique de la situation actuelle. Nous vous conseillons de rapidement prendre contact avec votre caisse d’assurance sociale qui pourra vous expliquer ce que vous pouvez faire en fonction de votre dossier (statut complet ou complémentaire, impact sur le chiffre d’affaires, etc.).

Les différentes possibilités sont :
- Une réduction aux minima de vos cotisations fiscales ;
- Un report du payement de vos cotisations fiscales. Ce qui implique que vous payerez au trimestre correspondant de l’année suivant les 2 cotisations en même temps. L’avantage de ceci est que les trimestres reportés compteront pour le calcul de la pension.
- Une dispense de payement de vos cotisations fiscales. Ce qui implique que vous ne cotiserez pas lors de ces trimestres, avec comme conséquence que ces mois ne seront pas pris en compte dans le calcul de votre pension.
- L’obtention d’un revenu de remplacement (droit de passerelle). Ce qui garantit un revenu en cas d’arrêt forcé d’un minimum de 7 jours d’affilée.

Selon nos informations, nous rentrons bien dans les conditions d’accès à cette mesure. Cependant, la loi ne semble pas encore votée et il manque encore des informations à ce sujet. Le ministre se veut rassurant en mettant tout en œuvre pour que les conditions d’accès y soient simplifiées au maximum et qu’on puisse y accéder dans des délais très proches.

Il est donc conseillé de contacter sa caisse d’allocation sociale via mail afin d’ouvrir un dossier de demande en lien avec l’impact du coronavirus sur votre travail, au cas où vous décidez de faire le choix de tout arrêter. Dès que les lois seront votées et les procédures installées, vous serez contactés pour remplir les formulaires et c’est l’INASTI qui prendra la décision d’accepter ou non votre demande.

Il est important de suivre de manière stricte les différentes recommandations qui nous ont été adressées sans succomber à la panique.

Hier soir, le virologue Marius Gilbert disait : « De tout temps, les épidémies sont des révélateurs cruels des failles de la société ». Les conditions actuelles sont peut-être l’occasion de montrer, au contraire, notre solidarité avec nos collègues de la santé et leur famille qui font face au combat contre cette pandémie.

Pour le CA de l’UPBPF,

Maiorana Massimo,

Président

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