"Les SDF risquent de faire partie des oubliés de la crise sanitaire"

L’Ilot, qui lutte au quotidien contre le sans-abrisme, se mobilise pour éviter la mise à l’écart des femmes, hommes et enfants sans abri dans ce contexte de Covid-19. Pour éviter la catastrophe sociale que serait le renvoi à la rue de ce public fragile sans aucune solution de logement, les équipes de l’asbl ont pris la décision de maintenir coûte que coûte l’ouverture de leurs différents centres et services.

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L’Ilot souhaite attirer l’attention de toutes et tous sur le fait que le public sans abri est particulièrement fragile et risque bien de faire partie des oubliés de cette crise sanitaire. Les mesures de sécurité qui permettent de contenir la dispersion et la multiplication du virus impliquent d’encourager au maximum de « rester chez soi ». Mais pour rester chez soi, il faut avoir un « chez soi ».

Pour éviter la catastrophe sociale que serait le renvoi à la rue des personnes et des familles sans aucune solution de logement, les équipes de L’Ilot réunies en comité de crise ce jour, ont pris la décision de maintenir coute que coute l’ouverture de leurs différents centres et services à Bruxelles et en Wallonie en veillant attentivement à l’application des recommandations fédérales. Ce sont, par jour, plus de 150 personnes, qui pourront ainsi continuer de bénéficier de repas, de douches, de lessives, d’un accompagnement social, d’un lieu de répit et de solidarité et être mises à l’abri de complications de santé vu leur fragilité.

Cette crise sans précédent révèle les failles insupportables d’une société incapable de proposer à toute sa population un logement digne et durable. Des solutions d’accès à un « chez soi » pour toutes et tous existent, l’association y travaille tous les jours. « Au-delà de la crise exceptionnelle que nous traversons aujourd’hui et qui justifie évidemment des solutions et des budgets exceptionnels, il sera impératif de dégager des moyens tout aussi exceptionnels et structurels pour permettre à des femmes, des hommes et des enfants aux vies fracassées de retrouver une place pleine et entière au sein de notre société », déclare Ariane Dierickx, directrice générale de L’Ilot.

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Commentaires - 3 messages
  • On a ouvert ici à Bayonne une ancienne caserne pour les migrants...mais les SDF rien... pourquoi.. pourquoi ne pas "aider tout le monde qui se trouve dans le désarroi.. SDF ET MIGRANTS???pourquoi oublier ces personnes...

    Didie64 mardi 17 mars 2020 19:50
  • Certes ceci semble une bonne solution, cependant au risque d'empirer leur situation car si l'un d'eux a le virus il risque de le transmettre aux autres. Tester ces personnes serait bien plus efficace. Mais avec quels moyens?

    stiocha mercredi 18 mars 2020 10:01
  • Bonjour moi j ai rendu mes clés aujourd'hui à mon bailleur social et suis dorénavant sdf voilà même avec le coronavirus ils on tout fait pour que je rende les clés et ne m on rien proposé alors que je suis en invalidité et je vous en passe , social mon c.........Moi je dit bien honte à la France sans parlé des enfants parce que j en es deux heureusement ils se sont débrouillé ce ne sont pas des petits mais mon dernier n as que 17 ans , je souhaite bon courage à tous le monde protégé vous

    Laeti5612 jeudi 19 mars 2020 01:31

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